HOME
> Election présidentielle de 2007 > Comparatif : les autres élections
L’élection présidentielle
de 1997
Vue
d’ensemble
Date
Nombre de candidats
Elu président
Nombre d’inscrits
Nombre de votants
Taux de participation
18 décembre 1997
7
Kim Dae-jung
32 290 416
26 042 633
80,7 %
Les
candidats
Nom
Parti
Voix obtenues
Note
Kim Dae-jung
Congrès national pour une nouvelle
politique
10 326 275
Elu avec 40,3 % des suffrages
Lee Hoi-chang
Grand parti national
9 935 718
Vaincu d’environ 390 000 voix
Rhee In-je
Nouveau parti populaire
4 925 591
A quitté le Grand parti national pour se présenter
en tant qu’indépendant
Kwon Young-ghil
Victoire du peuple 21
306 026
-
Shin Jeong-il
Parti de Corée
61 056
-
Kim Han-shik
Politique honnête unifiée
48 717
-
Huh Kyoung-young
Parti républicain
39 055
-
La
situation en Corée du Sud au moment des élections
La
« Crise du Fonds monétaire international » (Crise financière
asiatique de 1997)
La crise financière asiatique
a éclaté en 1997 à la fin du mandat du président Kim
Young-sam, quelques semaines avant l’élection présidentielle
sud-coréenne. Le gouvernement s’est alors tourné vers
le Fonds monétaire international (FMI) après qu’en novembre
1997, les réserves de devises se sont pratiquement retrouvées
à sec.
Le parti gouvernemental, le Parti pour une nouvelle
Corée (prédécesseur du Grand parti national, conservateur)
a dû faire face à de sévères critiques et à l’effritement
de sa base à la suite de l’effondrement de l’économie
nationale.
Dans
l’arène politique
Au
pouvoir
Le Parti pour
une nouvelle Corée était alors le parti gouvernemental.
Toutefois, il décide de changer de nom le 21 novembre
1997, moins d’un mois avant l’élection, à cause
de luttes internes et du lourd passif de la gestion
de la crise financière.
Chute de la cote de popularité
de Lee Hoi-chang
Au début de la campagne, le candidat du GPN
(Grand parti national), Lee Hoi-chang, est donné
favori. Il recueille alors plus de 50 % des intentions
de vote. Mais le vent tourne en faveur de Kim
Dae-jung, candidat du Congrès national pour une
nouvelle politique, à la suite de révélations
faites par son parti, qui accuse Lee d’avoir évité
à ses fils le service militaire obligatoire. Le
taux de soutien à Lee est en chute libre : au
plus bas, il sera donné 3ème dans les sondages.
Rhee In-je quitte le GPN
Après la chute de la popularité de Lee Hoi-chang,
son principal rival aux primaires Rhee In-je,
alors gouverneur de la province de Gyeonggi, propose
de le remplacer comme candidat du parti. Mais
sa proposition est écartée, et Rhee décide alors
de quitter le GPN pour créer son propre parti,
le Nouveau parti populaire. Il entraîne avec lui
un grand nombre d’électeurs conservateurs, ce
qui provoquera la défaite finale écrasante du
GPN.
Dans
l’opposition
Kim Dae-jung : un dirigeant stable
Avec son alliance avec l’Union des démocrates
libéraux, le parti de Kim Jong-pil, Kim Dae-jung
fait la preuve de son leadership. Alors que le
camp gouvernemental est empêtré dans les divisions
et les scandales, les forces de l’opposition s’allient
pour vaincre les conservateurs.
Résultats
des élections
Kim
Dae-jung emporte la victoire
Kim Dae-jung est élu 15ème
président de Corée du Sud, avec plus de 10 millions
de voix et 40 % des suffrages. Il l’emporte d’environ
390 000 voix sur son principal rival, Lee Hoi-chang,
tandis que Rhee In-je arrive troisième, avec près de
5 millions de voix.