• Une jeunesse coréenne à l’assaut de ses rêves


  • Si un jour vous trouvez à un carrefour, et que vous avez le choix entre une belle route bien goudronnée et un chemin caillouteux qui n’est jamais emprunté, quelle voie choisirez-vous ? Cette émission spéciale de la KBS WORLD Radio s’attache justement à présenter de jeunes sud-Coréens hors du commun, qui ont pris des risques personnels et ont fait le choix du chemin caillouteux et sinueux…

    Nous vous emmènerons tout d’abord à Londres, à la rencontre de jeunes créatrices de d’entreprise. Comme Lee Hye-rim, PDG d’une startup musicale appelée Front Row, qui met en contact des musiciens et des groupes avec des organisateurs d’évènements et de concerts.

    Lee est venue en Angleterre il y a trois mois avec 11 autres équipes sélectionnées dans le cadre d’un projet de promotion des startups, organisé par l’Administration des petites et moyennes entreprises. Douze équipes qui pendant trois mois sont conseillées par des spécialistes qui les aident à adapter et à renforcer leur modèle d’affaires au marché britannique.


    Nous partirons ensuite pour la Thaïlande, plus précisément au Dusit Princess Srinakarin, un hôtel de luxe situé dans la capitale, Bangkok. Nous suivrons au quotidien Im Soo-yeon, une jeune stagiaire qui après avoir travaillé à la réception de l’hôtel doit relever le défi d’un nouveau poste au restaurant.

    Lors de sa dernière année d’université, Im a décidé de prendre une année sabbatique, pour découvrir ce qu’elle voulait vraiment faire dans la vie. Elle s’est portée candidate à un programme de stages lancé par la Fédération du commerce de l’agroalimentaire et de la pêche de Corée. Etudiante en interprétation et traduction du thaïlandais, parlant couramment anglais, elle a été acceptée pour un stage pour lequel elle fait preuve d’un enthousiasme hors du commun.


    Enfin, nous reviendrons à Séoul, pour rencontrer Kwon Soon-bum, directeur de ECube Labs, entreprise surnommée « la startup des déchets »… Kwon, 29 ans, fabrique des poubelles pas comme les autres : ses « poubelles intelligentes » sont en effet capables de contenir huit fois le volume habituel de déchets et envoient un signal quand elles sont pleines.

    Un concept dont l’idée lui est venu en vivant dans le quartier étudiant et très animé de Sinchon. Au bout de deux ans de travail acharné sortait en 2011 la première poubelle intelligente, fonctionnant à l’énergie solaire et capable de compresser les déchets et d’indiquer son niveau de remplissage.

    Ces inventions ont été installées dans divers quartiers des villes de Séoul, de Daegu, et aussi sur l’île de Jeju. Pouvoir savoir si les poubelles sont pleines permet de réduire le travail demandé aux ramasseurs, de réduire le nombre de camions poubelles… et donc d’atténuer leur empreinte carbone. Dans certains pays à l’ensoleillement suffisant, les panneaux solaires des « smart poubelles » fabriquent même suffisamment d’énergie pour ajouter au produit des fonctions additionnelles, pour servir par exemple de borne wifi.

    En 2015, ECube Labs a réalisé quelques 800 000 euros de chiffre d’affaires. 95 % de ses ventes ont lieu dans des pays étrangers tels que l’Angleterre ou la France.


    Enfin, nous conclurons cette émission par une visite d’une petite rue située devant l’entrée de l’université féminine d’Ewha à Séoul. Dans son échoppe, une étudiante, Park Hee-jeong, créée des tampons qui reproduisent exactement une photo fournie par un client.

    Park a gagné le premier prix d’un concours de startups avec son idée originale. Son entreprise a reçu le soutien crucial du centre d’incubation de startups de l’université voisine d’Ewha, dans le cadre d’un programme intitulé « Projet 52eme rue des startups d’Ewha ».

    Cette émission spéciale constitue ainsi une série de portraits variés et attachants d’une jeunesse, qui avec des rêves plein la tête et la passion chevillée au corps, prépare déjà la Corée de demain.