Séoul a ajouté 18 noms sur sa liste de sanctions contre Pyongyang open the window of AOD

Publié le: 2017-11-12

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La Corée du Sud poursuit ses efforts visant à bloquer les sources de financement illicites servant au programme d'armement de Pyongyang. Le 6 novembre, le gouvernement a ajouté dix-huit nord-Coréens à la liste des individus visés par ses sanctions contre le régime communiste. Désormais, les entités et individus figurant sur cette liste sont respectivement au nombre de 69 et de 97.

Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a annoncé lundi avoir inscrit à sa liste noire dix-huit personnes supplémentaires, dans le but de priver la Corée du Nord des sources financières servant au développement d'armes de destruction massive. Il s'agit notamment des représentants à l'étranger de banques nord-coréennes telles que la Korea Daesong Bank, la Korea United Development Bank, la Foreign Trade Bank ou encore la Ilsim International Bank. Ils sont accusés de participer au financement du programme de développement nucléaire et balistique du régime de Kim Jong-un. Quatorze d'entre eux travaillent en Chine, deux en Russie et deux autres en Libye. Le gouvernement sud-coréen a annoncé cette nouvelle sur le site du Journal officiel.

C'est en mars 2016 que Séoul avait commencé à dresser sa propre liste noire d'individus et d'entités soutenant le programme d'armement du Nord. Suite au quatrième essai nucléaire nord-coréen survenu deux mois plus tôt, il avait imposé des sanctions contre 40 personnes et 30 organismes. En décembre de la même année, afin de punir le pays communiste pour son cinquième test nucléaire, il avait ajouté 36 individus et 35 entités à sa liste noire. Les personnes ou les entités inscrites sur cette liste voient leurs avoirs en Corée du Sud gelés et sont également interdits d'effectuer des transactions financières avec les individus et les entreprises sud-coréennes.

Or, ces sanctions unilatérales se veulent plutôt symboliques qu'efficaces. Car le gouvernement sud-coréen avait déjà interdit, le 24 mai 2010, tout échange humain et matériel avec son voisin. Par conséquent, en raison de l’absence de transactions de part et d’autre du 38e parallèle, ces mesures punitives devraient avoir peu d'effet réel sur le flux d'argent vers le Nord. Un responsable de l’exécutif a en effet souligné que les sanctions imposées par Séoul contre Pyongyang en mai 2010 étaient déjà les plus strictes au monde. Selon lui, les nouvelles sanctions devraient surtout montrer que la Corée du Sud participe activement aux efforts de la communauté internationale visant à pousser Kim III à abandonner son programme d'armement nucléaire et balistique.

Depuis le 15 septembre dernier, le Nord ne s'est livré à aucune provocation supplémentaire. Autrement dit, pour l'instant, il n'y a pas de circonstance particulière nécessitant l'adoption de nouvelles sanctions. En outre, les dix-huit individus nouvellement ciblés font déjà l'objet de sanctions imposées par le département américain du Trésor, et les banques dans lesquelles ils travaillent figurent sur la liste des entités visées par les sanctions du Conseil de sécurité de l'Onu.

Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères explique que la démarche de Séoul a surtout pour but de sensibiliser davantage les sud-Coréens et la communauté internationale aux risques liés aux transactions avec les individus en question et de faire pression sur Pyongyang pour qu'il revienne à la table des négociations.

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