Trump a effectué sa visite d’Etat en Corée du Sud open the window of AOD

Publié le: 2017-11-12

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Le président américain Donald Trump a effectué une visite d'Etat de 25 heures en Corée du Sud. Arrivé à Séoul mardi après une étape au Japon, il s'est entretenu avec son homologue sud-coréen Moon Jae-in à la Maison bleue, le palais présidentiel. Les deux hommes ont convenu de renforcer leur alliance, d’améliorer les capacités de défense sud-coréennes et de résoudre la question nucléaire de Pyongyang par des moyens diplomatiques. Le lendemain, le dirigeant américain a prononcé un discours à l'Assemblée nationale, puis s'est rendu au cimetière national de Séoul avant de s'envoler pour Pékin, troisième étape de sa tournée asiatique.

Lors de leur entretien bilatéral, Moon et Trump ont réaffirmé leur engagement envers les principes de résolution pacifique du dossier nord-coréen et d'instauration durable de la paix dans la péninsule. Ils se sont également mis d'accord pour maintenir leur stratégie de « pression et sanctions maximales » envers le régime de Kim Jong-un afin de le faire revenir à la table du dialogue sur la dénucléarisation. Si l'option militaire vis-à-vis de Pyongyang n'a pas été évoquée au cours du sommet, elle ne semble pas non plus être totalement écartée par les deux chefs d'Etat qui ont promis une riposte ferme en cas de provocation supplémentaire. Lors d'une conférence de presse, le locataire de la Maison blanche a tenté de rassurer son allié en affirmant que la Corée du Sud est un pays important sur le plan diplomatique et sécuritaire et qu'il n'est pas question de le contourner. Il a ainsi balayé les inquiétudes concernant une éventuelle mise à l'écart de Séoul dans les discussions de la communauté internationale sur le dossier nord-coréen.

Le numéro un américain n'a pas particulièrement exprimé de désaccord au sujet du principe des « trois non » prôné par l’exécutif sud-coréen : non au déploiement supplémentaire du système antimissile américain THAAD dans la péninsule, non à la participation de Séoul à la défense antimissile américaine et non à la transformation en alliance militaire de la coopération entre la Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon. En effet, quelques jours plus tôt, le conseiller à la sécurité nationale du président américain, Herbert McMaster, avait laissé paraître un soupçon de mécontentement à ce sujet en déclarant qu'il ne croyait pas que la Corée du Sud abandonnerait sa souveraineté dans ces trois domaines.

Par ailleurs, la « diplomatie de l'équilibre », affichée récemment par Moon dans une interview, était également sujette à de multiples interprétations. Lors de la conférence de presse conjointe avec Trump, le dirigeant sud-coréen a tenu à mettre fin à la controverse en précisant qu'il ne s'agissait pas de chercher un point d’équilibre entre les Etats-Unis et la Chine mais de diversifier les relations diplomatiques du pays.

Autre point à retenir de ce sommet bilatéral : la décision de rehausser les capacités de défense sud-coréennes « à un niveau sans précédent ». Pour ce faire, Séoul a décidé d'acheter un gros volume d'armes de pointe américaines, tandis que les États-Unis ont convenu de supprimer la limitation de poids des ogives sur les missiles balistiques sud-coréens. Parmi les armements que le pays du Matin clair compte acquérir figurent notamment des sous-marins à propulsion nucléaire et des systèmes de reconnaissance ultra-modernes. Selon certaines estimations, il pourrait consacrer près de 7 800 milliards de wons (6 milliards d'euros) à cet effet.

Au deuxième jour de sa visite à Séoul, Donald Trump a prononcé un discours à l'Assemblée nationale. C'est la première fois en 24 ans qu'un président américain s'est exprimé devant les députés sud-coréens. Dans son discours, l’occupant de la White house a affirmé vouloir assurer « la paix par la force ». Il a salué le développement accompli par la Corée du Sud sur les ruines de la guerre, avant de s'en prendre au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un en le qualifiant de « dictateur brutal ». Pour lui, la Corée du Nord n'est qu'un « enfer où personne ne doit aller ». Enfin, il a exhorté Pyongyang à ne pas sous-estimer les Etats-Unis et à ne pas les mettre à l’épreuve. Bref, la visite du président Trump à Séoul a été l'occasion de montrer que Séoul et Washington sont sur la même longueur d’ondes en matière de politique nord-coréenne et que la balle est désormais dans le camp de Pyongyang.

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