Les entreprises publiques en pointe sur le travail flexible

Publié le: 2018-07-04

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Avant même l’entrée en vigueur de la semaine de 52 heures, le 1er juillet, la plupart des organismes publics semble déjà avoir mis en place un mode de travail flexible. Ce régime de travail souple a pour but de permettre aux employés d’ajuster leur rythme de travail, en cumulant les heures quand ils ont du pain sur la planche et en soufflant quand le calendrier n’est pas chargé. Le tout en respectant une moyenne de 40 heures par semaine. Il s’agit en effet d’une mesure complémentaire de la nouvelle législation sur la réduction du temps de travail. Les syndicats et patronats peuvent y recourir jusqu’à trois mois en concertation mutuelle, tout comme le font déjà une majeure partie des établissements gouvernementaux, selon Alio. Si l’on en croit les chiffres publiés par ce système d’information de gestion, les établissements publics sont 88,9 % à avoir déjà mis en œuvre l’année dernière cet aménagement des heures de travail, soit 321 entités parmi 361 au total. Petit rappel : à partir de ce mois, ils sont obligés à réduire la durée hebdomadaire du travail à 52 heures, tout comme les entreprises privées de plus de 300 employés.

La flexibilité du travail peut prendre différentes formes. D’après les statistiques, on choisit le plus souvent de modifier l’heure de début de sa journée, sans autre changement : cinq jours par semaine et huit heures par jour, comme d’habitude. Un dispositif adopté par 86,7 % des services publics. Viennent ensuite les horaires flexibles (43,2 %) et le travail intensif (15 %). La première solution consiste à aménager les heures de travail sans aucune restriction. En l’occurrence, le salarié n’a pas à se soucier du nombre d’heures travaillées par jour, ni du nombre de jours travaillés par semaine. Et la seconde, quant à elle, permet à l’employé de ne pas paraître au bureau un ou deux jours par semaine tant qu’il peut remplir ses 40 heures hebdomadaires obligatoires. Logiquement, il est en contrepartie obligé de rester au travail plus de 10 heures les autres jours. Autre alternative : on peut aussi remplacer sa présence au bureau, 40 heures la semaine, par la réalisation d’un projet. Mais cette option a été choisie par peu de structures.

Le gouvernement sud-coréen n’avait cessé de prôner ces pratiques auprès de ses organismes. L’objectif visé est double : créer des emplois, d’une part, et harmoniser la vie professionnelle et familiale des citoyens, d’autre part. Mais la mesure continue à bouleverser le secteur privé. Car elle risque d’intensifier davantage le travail au cas où l’employeur n’embaucherait pas de salariés supplémentaires malgré l’application de la semaine de 52 heures. Ou encore, il est aussi susceptible que les revenus des ménages diminuent en fonction du recul du nombre d’heures travaillées. Ces questions, délicates et complexes, restent toujours sans réponse.

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