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Programmes spéciaux

1. Park Geun-hye élue présidente de la Corée du Sud

2012-12-31

1. Park Geun-hye élue présidente de la Corée du Sud
Park Geun-hye, la candidate du parti au pouvoir, le Saenuri, a remporté la présidentielle organisée le 19 décembre. Elle a obtenu 51,6 % des voix contre 48 % pour son rival Moon Jae-in du PDU, la première force d’opposition. Son investiture en tant que présidente de la Corée du Sud aura lieu le 25 février.

Lors d’un discours de remerciement à la population le lendemain de son élection, elle s’est engagée à rompre « les mailles d’un demi-siècle d’histoire constituées de scissions et de conflits extrêmes », en œuvrant pour la réconciliation et l’impartialité.

L’élection présidentielle a été marquée par le duel entre les candidats des deux principales formations du pays : le Saenuri, la majorité conservatrice et le PDU, de centre-gauche. La course électorale est restée très serrée jusqu’au dernier moment. Les électeurs de chacun des deux camps se sont donc fortement mobilisés. Le scrutin a ainsi été marqué par un taux de participation très élevé de 75,8 %.

Park l’a remporté avec 3,6 %, soit 1 080 000 voix d’avance sur Moon. Elle s’est imposée dans toutes les régions sauf la capitale et la région de Honam au sud-ouest du pays, qui est un bastion traditionnel de l’opposition. Sa victoire a créé de nombreux précédents. Elle a été élue à la majorité absolue des suffrages, une première depuis 1987, année où la Constitution a été révisée pour élire à nouveau le président de la République au suffrage direct. Elle est aussi la toute première femme à diriger le pays. Elle est par ailleurs la fille d’un ancien chef de l’Etat. Son père est en l’occurrence Park Chung-hee, qui a régné pendant 18 ans jusqu’à son assassinat en 1979.

Célibataire, âgée de 60 ans, la présidente élue a joué de sa popularité dans la population, qui repose sur son image, celle de quelqu’un qui honore ses promesses et respecte les principes.

Quant à son rival Moon Jae-in, il a immédiatement pris acte de sa défaite. Une défaite qui serait le produit d’erreurs stratégiques dans sa campagne électorale et dans le processus de désignation d’un seul candidat de l’opposition, soit lui, soit l’indépendant Ahn Cheol-soo. Après un double revers aux législatives, puis à la présidentielle, son parti se retrouve maintenant dans la tourmente. Une réorganisation de grande envergure de l’opposition dans son ensemble semble désormais incontournable.

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