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Réforme du système électoral : un enjeu de taille pour les petits partis

#Info plus l 2018-08-09

Journal

ⓒYONHAP News

La réforme du système électoral est forcément une question délicate vu les relations d’intérêt entre les partis politiques. Chung Dong-young, le nouveau chef du Parti pour la démocratie et la paix (PDP), une petite formation d’opposition, et le Parti de la justice, une formation progressiste, semblent accélérer les débats sur ce sujet.


Le principal problème avec le système actuel réside dans l’écart entre la cote de popularité de chaque parti et le nombre de sièges qu’ils occupent au sein de l’Assemblée nationale. Dans le système actuel, pour chaque circonscription, seul le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix est élu. Naturellement, les autres voix ne sont pas représentées. Ainsi, le Parlement ne peut pleinement assumer son rôle d’organe de représentation de la population. C’est ainsi que certains revendiquent une réforme du système électoral en vue de refléter de manière pertinente la voix des citoyens.


Dans ce cadre, deux options sont mises sur la table de discussion des députés. La première est un système de représentation proportionnelle qui consiste à déterminer le nombre de sièges de chaque parti politique en fonction de sa cote de popularité. Dans le cas où le nombre d’élus de chaque formation dans les circonscriptions serait inférieur à ce nombre, on le complète avec les représentants proportionnels. La seconde, c’est le système de circonscription élargie. Il s’agit d’élire plusieurs députés dans chaque circonscription, celles-ci étant élargies par rapport aux circonscriptions actuelles.


Par ailleurs, un projet proposé par la Commission électorale nationale (NEC) auprès du Parlement en 2015 attire de nouveau l’attention. Selon cette proposition, le pays est divisé en six différentes zones, pour chacune desquelles on établit une liste de représentants proportionnels. On s’assure que le ratio entre les députés issus des circonscriptions et ceux élus selon le système proportionnel soit de deux contre un. Quelle que soit l’option retenue, les partis minoritaires auront davantage de place à l’Assemblée nationale. La tendance de domination des deux grands partis sera donc affaiblie et le multipartisme gagnera du terrain. L’inconvénient, c’est que cela risque de nuire à la stabilité politique. Mais pour le moment, beaucoup estiment que la réforme apporterait davantage de gains que de pertes.

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