Aller au menu Aller à la page

Fausses nouvelles : la Police annonce un durcissement des mesures

#Gros plan sur l'actualité l 2018-10-08

Journal

ⓒGetty Images Bank

La Police a annoncé durcir les mesures pour faire face aux « fake news » lors d’une conférence de presse. Depuis le 12 septembre, elle a exercé des contrôles spéciaux et identifié 37 cas de manipulation de l’information. Parmi eux, 21 ont fait l’objet d’une suppression ou d’un blocage, le reste étant en cours d’investigation. En plus du renforcement de la surveillance, elle a conforté l’équipe chargée du signalement et de l’analyse des informations fallacieuses.


Ce phénomène prend donc de l’ampleur dans la société sud-coréenne. Il s’explique en grande partie par la multiplication des médias tels que les réseaux sociaux et les blogs gérés par les individus et capables de diffuser les informations à un large public. Le numéro un de l’agence nationale de la police a appelé aujourd’hui à la vigilance en affirmant que la production et la diffusion de ce type d’information entraînerait une condamnation allant d’une simple amende à sept ans de prison.


Le gouvernement et le parti au pouvoir se sont eux aussi retroussés les manches en vue d’endiguer le problème. La semaine dernière, le Premier ministre Lee Nak-yon a affiché sa volonté de régler le problème lors du conseil des ministres. Selon lui, des informations volontairement manipulées prolifèrent sur YouTube et les réseaux sociaux, et il est indispensable d’en condamner les fabricants comme les diffuseurs en vertu de la loi. Le Minjoo a lancé un comité dédié à la lutte contre les « fake news » avec à sa tête le député Park Kwang-on. D’ailleurs, ce dernier a déposé un projet de loi en la matière en avril. Le texte a pour but d’obliger les propriétaires du site Internet à supprimer les informations altérées.


Les experts s’accordent sur le fait qu’il faut élaborer des mesures pour éradiquer ce phénomène. Pourtant, il faudrait être prudent si on entend instaurer de nouvelles réglementations car la loi actuelle comporte déjà des fondements pour endiguer cette pratique. Quant au Parti Liberté Corée, le premier parti de l'opposition, il s’y oppose notamment du fait que la liberté d’expression risque d’être violée.

Contenus recommandés