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Voyage culinaire sur la côte est (I)

#Saveur du terroir l 2018-12-04

Séoul au jour le jour

ⓒ KBS

On est déjà en décembre, le dernier mois de l’année. Que faîtes-vous en général à la fin et au début de l’année ? Beaucoup de Coréens accordent une importance particulière au Nouvel an, ainsi ils partent souvent sur la côte est en famille ou entre amis afin d’y admirer le premier lever de soleil de l’année tout en se souhaitant une belle année.

Cette semaine et la semaine prochaine, « Saveur du terroir » vous invite à partir sur la côte est afin d’y découvrir divers plats hivernaux. 


ⓒ KBS

Nous partons cette semaine à Homigot, à Pohang, la plus grande ville portuaire de la côte est. Il s’agit d’une petite péninsule où se trouvent les fameuses « Mains de l’Harmonie ». Il s’agit de deux sculptures en bronze construites en 1999. Les deux mains se font face, l’une émergeant de la mer et l’autre de la terre dans le Sunrise Square. Elles symbolisent respectivement la coexistence et l’harmonie. Etant l’endroit situé le plus à l’est du pays du Matin clair, Homigot est devenu un lieu touristique très convoité aussi bien par les Coréens que par les étrangers. 

Autour de ce bijou artistique, on trouve de petits quartiers sympathiques de pêcheurs, parmi lesquels Sinchang 2-ri qui attire l’attention des voyageurs avec son programme d’expérience de technique de pêche traditionnelle. On lance un énorme filet qui fait 60 m de long à la mer puis quelques dizaines de gens tirent le cordon épais pour le faire sortir. Ce n’est pas un travail facile notamment si le filet est abondant. Dans les anciens temps, on y pratiquait cette technique de pêche, mais actuellement on le conserve seulement en tant que patrimoine en le faisant découvrir aux visiteurs.


Quelles spécialités culinaires pourrons-nous déguster dans ce village ? Tout d’abord avec le poulpe « muneo » qui n’est jamais absent sur la table offerte aux ancêtres lors des fêtes, on prépare le « muneosukhoe ». La préparation est relativement simple mais demande beaucoup de soin. On doit d’abord tremper le poulpe dans l’eau bouillante et le relever de manière répétée afin d’obtenir une belle forme des tentacules et de les rendre plus tendres. Ensuite on le fait cuire légèrement à la vapeur. On le coupe en petits morceaux et cela devient le muneosukhoe. On peut le manger en tant que tel, mais beaucoup proposent de le tremper dans une sauce à base de pâte de piment rouge et de vinaigre. Avec le poulpe haché et le merlan haché mélangés à divers légumes, on confectionne une pâte que l’on fait frire dans l’huile. Bien savoureux et ferme sous la dent, ce beignet de poulpe est un délice qui fait danser les papilles, surtout des personnes âgées.


Le « janchi », un poisson de la famille du balaou du Pacifique, est très courant dans ce village. En effet, étant donné qu’il ne dégage aucune odeur particulière, on l’utilise souvent pour préparer du bouillon utilisé pour divers plats liquides. Pour les pêcheurs qui entraient tôt le matin après le travail nocturne, les femmes avaient l’habitude de préparer le « moriguksu ». On fait cuire divers poissons en les coupant en gros morceaux, on y ajoute de la pâte de soja fermenté, avant d’y tremper des nouilles. Lorsque les nouilles sont bien cuites, on assaisonne avec du piment rouge en poudre et de la poudre de graine de sésame sauvage. Il s’agissait d’un plat copieux bien nutritif et délicieux qui permettait de réchauffer le corps et d’assouvir la faim.

Les oursins de mer « seongae » sont également à ne pas manquer dans cette région. La meilleure manière de les apprécier est de les enrouler dans une feuille d’algue marine fraîche « miyeok ». On l’ajoute également dans le riz cuit à la vapeur avec les « tot », les algues brunes, pour préparer le « seonggaetotbap » qui permet de ressentir la fraîcheur de la mer pleinement dans la bouche. 


Notre voyage à la recherche des saveurs d’hiver de la côte est se poursuit la semaine prochaine.

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