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Le Vietnam, sérieux candidat pour accueillir le 2nd sommet Kim-Trump

2019-01-14

Journal

ⓒYONHAP News

Les Etats-Unis et la Corée du Nord sont en étroite coordination pour la nouvelle rencontre de leurs dirigeants. Pour le moment, le Vietnam est évoqué en tant qu’éventuel lieu du sommet. Ce pays d’Asie du Sud-est présente des atouts à plusieurs égards. Tout d’abord, son emplacement est avantageux pour les deux côtés : Kim Jong-un peut s’y rendre à bord de son avion privé « Chammae-1 », et Donald Trump avait autrefois affirmé sa préférence pour un endroit accessible par les airs.


Le Vietnam offre aussi des conditions appropriées en matière de sécurité. Etant donné qu’il est doté d’un système de parti unique, le contrôle des informations sensibles et des menaces d’atteinte à la personne est plus aisé. Sa capacité d’escorte de personnages importants est réputée au sein de la communauté internationale. A titre d’exemple, Hanoï a organisé avec succès le Forum de coopération économique Asie-Pacifique en 2017. Autre atout : nouant une relation favorable avec Pyongyang et Washington, le Vietnam constitue une zone neutre. Il accueille une ambassade des deux pays, ce qui facilitera la préparation du sommet bilatéral. Qui plus est, il se montre prêt à organiser leur rencontre en affichant cette intention même en Corée du Sud par plusieurs biais.


Le pays sud-est asiatique revêt aussi un sens symbolique important. Depuis 1986, il a mené la politique dite « Doi moi », qui peut se traduire par « la réforme ». Il s’agit d’une initiative visant à opérer un changement et une ouverture dans la société tout en maintenant le régime communiste autour d’un parti unique.    Ce modèle de développement intéresse Washington comme Pyongyang. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a présenté le Vietnam comme un exemple à suivre pour le royaume ermite en juillet dernier. Il a précisé que si Kim III saisissait l’occasion, son pays pourrait suivre le même chemin vers de bonnes relations avec Washington et la prospérité. Le régime nord-coréen, de son côté, s’efforce de tirer les leçons de cette politique. En effet, son ministre des Affaires étrangères Ri Yong-ho a effectué une visite officielle sur place à la fin de l’année dernière dans le but de se familiariser davantage au « Doi moi ». Il a notamment vérifié le processus d’accueil des investissements étrangers et leurs conséquences sur l’économie.

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