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Séoul sera candidate aux JO d’été de 2032

2019-02-12

Journal

ⓒYONHAP News

La capitale sud-coréenne a été sélectionnée comme ville candidate pour les Jeux olympiques d’été de 2032. Séoul, qui a déjà accueilli les Olympiades de 1988, espère renouveler l’exploit en 2032, cette fois-ci avec Pyongyang. La candidature conjointe des deux Corées était d’ailleurs l’un des engagements pris par le président sud-coréen Moon Jae-in et son homologue nord-coréen Kim Jung-un lors de leur sommet tenu le 19 septembre dernier dans la capitale nord-coréenne.


On n’a jamais vu cet événement sportif mondial organisé par deux villes ou deux pays en même temps. Pourtant, certaines disciplines se déroulent ailleurs que dans la ville hôte. Selon la Charte olympique, il est possible de tenir certaines compétitions dans plusieurs villes du même pays, ou même dans des pays différents. En revanche, le concept de « organisation conjointe » n’y est pas mentionné. Puisqu’aucune clause ne l’autorise ni ne l’interdit, la tenue collective des JO n’est pas impossible en théorie. D’après la municipalité de Séoul, le Comité international olympique (CIO) a exprimé sa volonté d’évaluer positivement cette candidature conjointe.


Il faut savoir que Séoul est une ville cosmopolite qui a déjà organisé avec succès les Jeux d’été il y a plus de 30 ans. Elle dispose d’infrastructures de qualité en matière de sport, de transport et d’hébergement. Son autre avantage est sa proximité géographique avec Pyongyang. Pour couronner le tout, la candidature conjointe des deux villes pourra contribuer à la paix et à la coprospérité dans la péninsule. Pourtant, toutes les conditions ne sont pas favorables à son succès. Le plus grand obstacle est la situation géopolitique. Même si les deux Corées se dirigent vers le dialogue et la réconciliation, la tension peut resurgir du jour au lendemain. Le refroidissement des relations intercoréennes affectera inévitablement la coopération bilatérale. Ainsi, le projet d’organisation conjointe des JO pourrait finir aux oubliettes.


Autre pierre d’achoppement : ce projet ne fait pas l’unanimité auprès de l’opinion publique sud-coréenne. Ce qui est surtout pointé du doigt, c’est son coût. Séoul estime qu’il faut environ 4 000 milliards de wons, à savoir plus de 3 milliards d’euros, pour rénover les installations sportives et organiser les cérémonies d’ouverture et de clôture, ainsi que les différentes épreuves. Si on y ajoute les dépenses liées aux travaux de construction et de connexion des voies routières et ferrées, le coût sera beaucoup plus élevé. Compte tenu du manque d’infrastructures au Nord, le Sud risque de devoir débourser un montant faramineux.

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