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La condition féminine en Corée du Nord

#La Corée du Nord que vous ne connaissez pas l 2019-03-07

Trait d’union

© KBS

Le 8 mars sera célébrée la journée mondiale des femmes, une journée d’abord désignée par l’Union soviétique au début du siècle dernier, puis par l’ONU en 1975... et qui est célébrée aussi au nord du 38e parallèle. Le régime en a même fait un jour de congé officiel. Quelle est la situation des femmes dans ce pays communiste, régulièrement pointé du doigt pour ses graves violations des droits humains ?


Dès 1946, la Corée du Nord passait une loi pour promouvoir l’égalité des sexes. Cette loi garantit le droit de votes aux femmes ainsi que le droit d’être élue, elle interdit le mariage forcé et la prostitution, et reconnaît aux nord-Coréennes le droit de divorcer et d’attaquer leur mari en justice pour obtenir la garde de leur enfant. En 2010, cette législation a été renforcée pour inclure des provisions liées à davantage d’égalité en matière d’héritage, pour punir la violence domestique et pour interdire les licenciements motivés par un mariage ou une grossesse. Mais la réalité est différente de ce que prévoit la loi : leur rang social inférieur à celui des hommes, elles souffrent de discriminations et même, parfois, de violences sexuelles impunies.


Si pendant des décennies la plupart des nord-Coréennes étaient cantonnées à des tâches ménagères, la famine et l’effondrement du pays dans les années 90 a changé la donne : alors que leurs maris étaient obligés de faire acte de présence sur leur lieu de travail pour un salaire proche de zéro, ce sont elles qui ont dû trouver des moyens de faire bouillir la marmite en gagnant de l’argent sur les marchés privés qui se développaient. Par la force des choses, les Nord-Coréennes sont devenues des entrepreneures.


Chung Eun-chan, professeur à l’Institut pour l’éducation sur la réunification, nous fait le récit de ces profondes mutations économiques et sociales.

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