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Table de souvenir : sur le chemin de l’école (II)

#Saveur du terroir l 2019-03-12

Séoul au jour le jour

ⓒ KBS

Avez-vous des souvenirs particuliers de votre enfance, notamment sur le chemin de l’école ? Aujourd’hui, alors que les écoles sont en général très proches des quartiers résidentiels, les enfants sont accompagnés de leurs parents, mais dans le passé, ils y allaient entre eux en faisant un long trajet vu la distance. Donc les Coréens qui étaient élèves dans les années 1970 et 1980 ont souvent des anecdotes particulières liées à ce « voyage journalier » vers l’école.

Comme la semaine dernière, à l’occasion de la rentrée scolaire, « Saveur du terroir » vous fera découvrir les différents plats qui les rendent nostalgiques.


ⓒ KBS

Notre destination cette semaine est l’école primaire Euipyung. Située à l’intersection de trois différentes provinces, celles de Gyeongsang, de Chungcheong et de Gangwon, il s’agissait d’un établissement en zone montagneuse reculée à 600 m d’altitude.

Chaque matin, Mme Kim et ses frères et sœurs devaient faire environ 4 km et  passer par trois collines pour y arriver. Le chemin était tellement étroit qu’ils devaient marcher en formant une queue, et ils faisaient souvent face à différents animaux sauvages comme le sanglier. Ce n’est pas tout. S’il neigeait trop en hiver, ils n’osaient même pas quitter la maison. Bref, bien que ce n’était pas toujours facile dans le passé, cette enfance particulière reste gravée dans le cœur de la famille Kim.


En tant que fille aînée de la famille avec huit enfants, Mme Kim a du prendre soin de ses petits frères et sœurs à la place de leurs parents qui étaient occupés avec le travail dans les champs. Donc, depuis très jeune, elle a appris à préparer des plats avec les ingrédients locaux. Parmi lesquels, le « doejiduruchigi » préparé avec le sanglier. Tout d’abord, on fait cuire légèrement la viande coupée en morceaux puis les trempe dans du bouillon pimenté infusé de poudre de piment rouge avec divers légumes dont les feuilles de sésame et la ciboule. On les fait mijoter à feu doux jusqu’à ce qu’il n’y ait presque plus de liquide. Un bol de riz cuit à la vapeur suffit pour apprécier ce délicieux plat. Les lapins chassés dans la forêt autour deviennent également un ingrédient important de la famille Kim. Par exemple, les raviolis sont farcis de viande de lapin, de kimchi, de navet écrasé, de fromage de soja « dubu » et de ciboule. On peut les consommer en les cuisant simplement à la vapeur, mais en les trempant dans le bouillon à base de viande de lapin, on peut préparer la soupe « tokkigogimanduguk » considérée comme un plat fortifiant. 


ⓒ KBS

Mme Park qui est aussi une ancienne élève de l’école Euipyung nous accueille avec ses plats de souvenir. En tant que fille aînée d’une grande famille, elle s’occupait également de la préparation des plats depuis très jeune. Le maïs et la pomme de terre qui constituent les principales spécialités régionales de la province de Gangwon étaient naturellement les ingrédients les plus utilisés. A titre d’exemple, le « gamja songpyeon », une sorte de gâteau dont la pâte est faite de pomme de terre râpée, de sa fécule, et de la farce intérieure de la pâte de haricot rouge, était un dessert à la fois délicieux et nutritif. Avec la pâte de  sorgho cuite sur de l’huile de sésame sauvage, on prépare la galette « susunochi ». Ce plat bien croquant et bien ferme sous la dent permettait d’assouvir la faim quand il n’y avait pas grand-chose d’autre à manger. A ne pas manquer bien sûr les nouilles « olchaengiguksu », que l’on prépare avec la pâte de fécule de maïs. Appelées « les nouilles de têtard », vu leur apparence, on les assaisonne simplement avec une sauce à base de sauce soja et de poudre de piment rouge. Ce délice est apprécié notamment grâce à sa texture lisse et sa saveur simple. 


Et vous, chers auditrices et auditeurs, avez-vous un plat particulièrement inoubliable de votre enfance ? 

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