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Fleurs dans la bouche (I)

#Saveur du terroir l 2019-08-06

Séoul au jour le jour

ⓒ KBS

Personne ne pourra nier que les fleurs nous donnent du plaisir. Elles sont belles à voir et ont un parfum agréable. Durant longtemps, les fleurs furent un des ingrédients qui séduisent notre organe gustatif. Si certaines auraient des effets médicinaux, d’autres contribueraient à rendre le visage des femmes éblouissant. D’ailleurs, depuis le 16e siècle en Occident, on a développé divers plats à base d’herbes et de fleurs comestibles. 

Cette semaine et la semaine prochaine, « Saveur du terroir » vous présente diverses recettes à base de fleurs du pays du Matin clair.


ⓒ KBS

Notre destination cette semaine est Dongdalmokmaeul de la ville de Mungyeong, dans la province de Gyeongsang du Nord. Les vieilles femmes de ce village dont le nom signifie « le passage où il y a toujours le soleil et la lune » gardent des souvenirs liés aux fleurs. Elles se promènent dans la forêt alentour où elles cueillent des fleurs d’acacia et des églantines, puis se dirigent vers chez Mme Park qui s’est installée dans ce quartier il y a plus de sept ans. Là, nous sommes tout d’abord accueillis par les différentes fleurs qui parsèment son jardin. 

En effet, Park aurait pu surmonter sa dépression notamment grâce aux fleurs. En regardant les fleurs qui poussent petit à petit et qui créent un paysage magnifique, elle a eu le courage de reprendre des forces et de tenter de découvrir la signification de la vie. Elle s’est depuis intéressée aux divers effets des petites créatures végétales et elle invite souvent ses voisins à venir partager les plats qu’elle prépare à base de ces dernières. 


Lorsqu’on prépare le « doejigogisuyuk » en cuisant la viande de porc, on ne manque pas d’ajouter les fleurs dites d’« arbre de gingembre » étant donné leur  parfum qui ressemble beaucoup au gingembre. Cueillies l’année précédente et mises à sécher, on les ajoute afin de dégager l’odeur particulière de la viande. On coupe la viande en petits morceaux, puis les étalent dans une assiette avec des pétales de pivoine. Garnie d’une fleur à la saveur douce-amère, la viande devient plus appétissante. Ce « jakyakkkonipssamsuyuk » attire l’attention d’abord par sa belle apparence qui saute aux yeux puis par son goût appétissant. 

Quand elle prépare le « makgeolli », l’alcool traditionnel coréen laiteux à base de riz, Mme Park n’oublie pas d’ajouter le « maendeurami » ou l’amarante bien séchée. Cette fleur rosâtre rend non seulement la couleur de l’alcool rose, mais a également des effets médicinaux notamment pour améliorer la circulation sanguine. On peut également ajouter la fleur comme garniture sur un gâteau de riz ou on en préparer du thé. 


Dans le fameux « sogogimuguk », la soupe à base de navet et de viande de bœuf, on ajoute le « gujeolchokkot », une sorte de chrysanthème autochtone. En effet, ayant un caractère chaud, ce dernier permettrait de redonner l’équilibre en compensant le caractère froid du navet. 

Traditionnellement en été, au pays du Matin clair, on consomme le « hwachae » fait maison, une boisson naturelle à base de divers fruits estivaux dont la pastèque, la pomme et les agrumes, qui permet de se rafraîchir. Le hwachae ordinaire devient « unique » chez Mme Park grâce à son astuce : le « jjillaekkot ». Surnommé « rose sauvage », l’églantine a des effets bénéfiques pour la santé notamment dans l’amélioration du métabolisme de la graisse et des protéines. 


Notre voyage culinaire à la recherche des plats floraux se poursuit la semaine prochaine !

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