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Négociations autour de la contribution financière de la Corée du Sud à la présence des forces américaines

#Dernières nouvelles de la péninsule l 2019-10-31

Trait d’union

© MOFA

« Il ne peut pas y avoir de profiteur en matière de sécurité commune. Quelles que soient sa situation géographique, sa taille ou sa population, tout le monde doit apporter sa contribution aux efforts pour empêcher la guerre et défendre l’alliance », a récemment déclaré le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, au sujet de la question du partage des coûts en matière de défense conjointe. Ses remarques faisaient pour l’essentiel référence aux membres de l’OTAN, l’organisation du traité de l’Atlantique nord. Ce message rentre dans le cadre de la pression accrue que Washington exerce sur ses alliés pour que ceux-ci paient davantage pour le maintien de leurs alliances militaires.

 

Bien entendu, cette nouvelle orientation américaine a une influence lourde sur les négociations en cours entre la Corée du Sud et les Etats-Unis, ainsi que sur leurs discussions concernant leurs opérations conjointes. « Washington aurait demandé à Séoul de payer 5 milliards de dollars l’année prochaine, pour contribuer aux coûts de la présence militaire américaine sur son territoire. C’est cinq fois plus que ce que la Corée du Sud paie déjà. Le chiffre exact demandé par les Etats-Unis n’est pas clair, mais à l’évidence l’allié américain veut une somme beaucoup plus élevée. Séoul assure déjà une partie des coûts des GI’s, notamment les salaires des employés sud-coréens embauchés par les forces armées américaines, la construction d’installations militaires et des frais de logistique. Mais Washington semble maintenant exiger que l’Etat sud-coréen paie aussi le coût des exercices militaires conjoints, le déploiement d’armes stratégiques sur la péninsule, et d’autres dépenses. Les autorités sud-coréennes assurent que ces demandes vont au-delà de ce que prévoit le SOFA, l’accord sur le statut des forces américaines signé entre les deux pays », explique Moon Sung-mook, chercheur à l’Institut coréen de la recherche pour la stratégie nationale. Il nous offre son analyse sur ce sujet brûlant.

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