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Contre-terrorisme : Pyongyang maintenu dans la liste noire de Washington

#Gros plan sur l'actualité l 2020-05-16

Journal

ⓒYONHAP News

Les Etats-Unis ont renouvelé leur désignation de la Corée du Nord comme pays « ne coopérant pas suffisamment contre le terrorisme ». Son département d’Etat a annoncé, le 13 mai, avoir inscrit sur sa liste noire annuelle l’État communiste aux côtés de l’Iran, de la Syrie, du Venezuela et de Cuba, au vu de la loi américaine de 2019 relative au contrôle des exportations d’armes, et en avoir informé le Congrès. Cette mesure a pour conséquence d’interdire la vente ou la licence d’exportation de biens et de services de défense militaire à destination de ces pays et de le notifier à la communauté internationale. Par ailleurs, elle permet à Washington de sanctionner les pays blacklistés ou les nations qui ne respecteraient pas cette interdiction. La Corée du Nord a été inscrite pour la première fois sur cette liste noire en 1997, l’année où la loi américaine en question est entrée en vigueur. Depuis 24 ans, le royaume ermite reste toujours sur cette liste.


Pour expliquer sa décision, le département d’Etat américain a évoqué, mercredi, le fait que quatre Japonais impliqués dans le détournement, en 1970, d’un avion de Japan Airlines, vivaient encore en Corée du Nord l’an dernier. Et d’ajouter que Tokyo continuait de réclamer des explications claires de la part de Pyongyang sur le sort de ses 12 ressortissants censés avoir été enlevés par des agents nord-coréens dans les années 1970 et 1980.


Toutefois, le maintien de Pyongyang parmi les nations non coopérant en matière de contre-terrorisme n’impliquera aucune pénalité supplémentaire. Car le pays de l’Oncle Sam a déjà désigné le régime de Kim Jong-un comme « Etat soutenant le terrorisme », ce qui lui inflige des sanctions plus fortes. La Corée du Nord y avait été inscrite pour la première fois en 1988 après son attentat commis contre un vol commercial de la compagnie sud-coréenne Korean Air, en 1987. Elle y est restée avant que son nom en soit retiré suite à un accord sur l’inspection nucléaire conclu avec l’administration de Georges W. Bush en 2008. Mais elle a fini par réintégrer la liste noire en 2017 après l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. Pyongyang aurait pu rêver de la quitter suite au sommet historique avec Washington en juin 2018. Mais leur second sommet à Hanoï en février 2019 s’est soldé par un échec cuisant mettant fin à cette idylle. Depuis, leur dialogue est au point mort.


Cette situation risque de durer encore quelque temps. Dans ce contexte, Washington semble vouloir maintenir sa pression sur Pyongyang tout en laissant la porte ouverte pour le dialogue.

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