Aller au menu Aller à la page

La taxe numérique pourrait coûter cher aux géants sud-coréens de TIC

#Gros plan sur l'actualité l 2020-06-27

Journal

ⓒYONHAP News

Aux quatre coins du monde, les nations sont de plus en plus nombreuses à prendre leur propre initiative pour instaurer une imposition sur les services numériques. Ainsi, elles veulent taxer les activités menées sur leur sol par les géants du numérique, représentés notamment par les « GAFA », à savoir Google, Apple, Facebook et Amazon, cela indépendamment des impôts sur les sociétés. Ce dispositif a en ligne de mire les entreprises des technologies de l’information et de la communication (TIC), qui placent leur siège social dans des pays à faible imposition, tels que l’Irlande ou le Luxembourg, mais qui réalisent d’importants chiffres d’affaires à travers les publicités en ligne ou les ventes de données des usagers partout dans le monde. Il s’agit donc de les obliger à payer une taxe proportionnelle au pays d’accueil où ils engrangent des bénéfices. Les firmes concernées protestent contre une telle « taxe numérique » en dénonçant « la double imposition ».

    

En fait, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) mène déjà des discussions afin d’élaborer les lignes directrices en la matière d’ici la fin de cette année. Or, elle semble avoir du mal à y parvenir. Même en cas de consensus, il faudra quatre ou cinq ans pour appliquer ces règles. Un autre fait aggravant : suite à la crise du COVID-19 frappant de plein fouet l’économie mondiale, les pays redoutent un grand manque de recettes fiscales. Ainsi, ils sont nombreux à ne plus pouvoir patienter. En Europe, la taxe numérique a été adoptée ou est en cours d’élaboration depuis l’an dernier. Elle porte sur un taux de 2 à 3 % à l’ouest, comme c’est le cas en France, ou de 5 à 7 % à l’est. En Asie du Sud et du Sud-est, quelques pays l’ont déjà instauré ou examinent une taxe similaire prélevée à la source.


A ce propos, une sonnette d’alarme a été tirée par la Fédération des industries coréennes (FKI). Elle a organisé, mercredi, une réunion annuelle du comité sud-coréen « Business at OECD » (BIAC), l’organe consultatif de l’OCDE, afin de discuter de cet enjeu. A cette occasion, elle s’est montrée très inquiète de la taxe numérique, parce que celle-ci risque de pénaliser lourdement les grandes entreprises sud-coréennes qui réalisent d’importants chiffres d’affaires à l’étranger, comme Naver, Kakao ou d’autres sociétés de jeux en ligne. Cela d’autant plus que les pays asiatiques, premier marché dans le secteur des TIC, disposent d’un champ d’imposition plus large que l’Europe. L’organisme du patronat a donc appelé le gouvernement à faire davantage pression sur les pays qui tentent de créer unilatéralement cette taxe et à soutenir les entreprises implantées à l’étranger en leur accordant un plus grand crédit d’impôt.

Contenus recommandés

Close

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de services. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail >