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Elaboration d’un deuxième additif au budget 2021

#Gros plan sur l'actualité l 2021-06-12

Journal

ⓒYONHAP News

Le vice-Premier ministre à l’économie s’est engagé à mobiliser les capacités gouvernementales pour assurer une reprise économique complète qui permette de redresser le marché du travail et de renforcer l’inclusion sociale, ce lors d’une conférence organisée le 4 juin. Dans la foulée, Hong Nam-ki, qui est également le ministre des Finances, a officialisé l’élaboration d’une deuxième rallonge budgétaire 2021 à cette fin. Le Minjoo, le parti au pouvoir, l’a prise comme un fait établi en soulignant la nécessité de verser de nouvelles aides universelles en réponse à la crise du COVID-19. D’ailleurs, le président de la République a déclaré, dans une réunion du 27 mai, que la Corée du Sud devrait garder le cap de sa politique budgétaire expansionniste, au moins jusqu’à l’an prochain, afin d’assurer un rebond certain de l’économie et de réduire les inégalités face à la pandémie.


L’exécutif s’est déjà doté de quatre additifs au budget 2020 et d’une rallonge à celui de cette année. Cette fois, ce sera le sixième budget supplémentaire lié à la crise sanitaire. Il sera destiné à relancer l’économie, à soutenir notamment les classes les plus touchées et à préparer l’ère post-COVID. Le gouvernement a pu officialiser un nouvel additif budgétaire grâce à une forte hausse des recettes fiscales cette année. Celles-ci ont augmenté de 32 700 milliards de wons, soit 24 milliards d’euros, au cours des quatre premiers mois sur un an. Cette cagnotte pourrait être affectée à la deuxième rallonge. Mais 40 % sera attribué aux dotations régionales et le gouvernement central disposera du montant restant.


Cette initiative ne fait pas l’unanimité. Certains demandent d’utiliser l’excès fiscal pour rembourser la dette publique. Celle-ci a grimpé jusqu’à 965 900 milliards de wons, l’équivalent de 711 milliards d’euros, à savoir 48,2 % du PIB suite au premier additif de cette année. Par ailleurs, certains économistes fustigent le versement des nouvelles aides pour tous. Ils interrogent : faut-il les accorder même aux plus riches et aux gagnants de la crise du COVID-19 quitte à affecter la solidité financière ? L’opposition politique y voit une démarche électoraliste à l’approche de la présidentielle 2022. Selon un sondage, 38 % des personnes interrogées sont favorables aux nouvelles aides pour tous, 33 % uniquement pour les plus démunis, et 25 % s’opposent à tout soutien financier de ce genre.

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