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Bilan de la tournée du président de la République en Asie du Sud-est

#Gros plan sur l'actualité l 2022-11-19

Journal

ⓒYONHAP News

Le président de la République est rentré, mercredi matin, à Séoul après avoir achevé sa tournée de six jours en Asie du Sud-est, qui s’est déroulée en deux grandes étapes.


D’abord, Yoon Suk-yeol a participé au sommet annuel de l’Association des nations de l’Asie du Sud-est (Asean), tenu le 11 novembre à Phnom Penh au Cambodge. En marge de ce rassemblement, il a pris part au sommet « Corée-Asean ». Et il y a dévoilé la stratégie de son administration pour l’Indopacifique visant à assurer la liberté, la paix et la prospérité dans cette région. Il a ainsi présenté une des mesures phares, à savoir l’« initiative de solidarité Corée-Asean » (KASI). Pour cela, le chef de l’Etat sud-coréen a proposé notamment d’organiser régulièrement un dialogue stratégique au niveau des autorités diplomatiques et une réunion des ministres de la Défense entre le pays du Matin clair et cette organisation. Il a souhaité également renforcer la coopération dans la sécurité maritime, le dossier nucléaire nord-coréen, la lutte contre le changement climatique, ou encore la neutralité carbone, entre autres. Par ailleurs, le numéro un sud-coréen a proposé officiellement d’élever les relations entre la Corée du Sud et l’Asean au rang d’un partenariat stratégique global à l’horizon 2024, l’année où elles fêteront le 35e anniversaire de l’établissement de leur dialogue.


Deux jours plus tard, toujours dans la capitale cambodgienne, le président Yoon a enchaîné plusieurs sommets, notamment celui Séoul-Washington-Tokyo. A l’issue de ce rendez-vous trilatéral, lui, son homologue américain Joe Biden et le Premier ministre japonais Fumio Kishida ont adopté un communiqué conjoint général, une première entre les trois dirigeants. Ils ont réaffirmé leur volonté de renforcer la dissuasion élargie des États-Unis pour répondre aux menaces nucléaire et balistique croissantes de la Corée du Nord, et ils se sont engagés à partager en temps réel les renseignements sur les tirs de missiles du royaume ermite. Cela laisse penser que Séoul et Tokyo pourraient normaliser bientôt leur accord bilatéral de partage de renseignements militaires (GSOMIA) qui reste suspendu depuis 2019. Toutefois, les deux voisins ne sont pas parvenus à trouver un terrain d’entente sur leur contentieux lié aux victimes du travail forcé sous l’occupation nippone, même si Yoon et Kishida se sont montrés favorable à une résolution rapide de ce dossier.


Ensuite, le leader sud-coréen a participé au sommet du G20, les 15 et 16 novembre à Bali en Indonésie. En marge, le sommet Séoul-Pékin s’est tenu pour la première fois depuis trois ans. Lors de cette rencontre, Yoon a mis l’accent sur les valeurs universelles et le respect mutuel, avant d’appeler la Chine à jouer un rôle plus actif et constructif contre la menace nucléaire et balistique de son allié traditionnel Pyongyang. Quant à Xi Jinping, il a préféré souligner « un véritable multilatéralisme », une façon d’exhorter la Corée du Sud à ne pas trop se rapprocher des Etats-Unis. Malgré quelques divergences, ce sommet a permis à Séoul et à Pékin d’afficher leur volonté commune d’améliorer les relations bilatérales.

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