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Relations Séoul-Tokyo : quel sera le rôle de Kishida, le futur Premier ministre japonais ?

#Gros plan sur l'actualité l 2021-10-02

Journal

ⓒYONHAP News

C’est le nouveau visage du Japon. Fumio Kishida est le futur Premier ministre qui va succéder à Yoshihide Suga, une transition placée sous le signe de la stabilité mais avec une lueur d’espoir vers un changement dans les relations Séoul-Tokyo.


Fumio Kishida, l’ancien ministre des Affaires étrangères, a remporté, mercredi, le second tour du scrutin interne au Parti libéral-démocrate (PLD) pour diriger cette formation conservatrice au pouvoir, en obtenant 257 voix. Il a battu son rivail, Taro Kono, l’actuel ministre de la réforme administrative qui n’a récolté que 170 voix, mais qui était le favori des sondages auprès des Japonais. Comme le PLD dispose la majorité des sièges à la Diète, il est assuré de devenir le 100e Premier ministre de l’Archipel.


Né en 1957, Fumio Kishida a commencé sa vie politique en tant que conseiller de son père député, et il a été élu neuf fois à la Chambre basse de la Diète. Il a occupé des postes-clés sous la gouvernance de Shizo Abe, notamment celui de ministre des Affaires étrangères de 2012 à 2017. Il est considéré comme un modéré et prudent. Il était chargé des négociations pour l’accord Séoul-Tokyo de 2015 censé clore définitivement le dossier des femmes de réconfort, victimes de l’esclavage sexuel par l’armée impérialiste nippone pendant la Seconde guerre mondiale. Et c’est lui qui a convaincu Abe, le Premier ministre d’époque, d’accepter, dans ce texte, l’expression « ressentir pleinement la responsabilité » de la part du Japon.


Mais l’accord de 2015 a été annulé de facto suite à une vive contestation des victimes critiquant le manque de sincérité du gouvernement nippon. Depuis, la Justice sud-coréenne a rendu des verdicts donnant gain de cause à des victimes de l’esclavage sexuel et du travail forcé qui ont demandé des dommages et intérêts respectivement contre le gouvernement japonais et Mitsubishi Heavy Industries. En représailles, le Japon a imposé les mesures restrictives commerciales contre son pays voisin. Lors de sa campagne électorale au PLD, Kishida a accusé la Corée du Sud de ne pas tenir sa promesse sur l’accord de 2015 avant de souligner que la balle est dans le camp de la Corée du Sud.


Avec l’arrivée de Kishida à sa tête, le Japon ne devrait certes pas modifier radicalement sa politique vis-à-vis de la Corée du Sud, mais le dialogue Séoul-Tokyo pourrait s’animer davantage qu’à l’époque de Suga. Quant à la Cheongwadae, elle a souhaité poursuivre la coopération avec le futur cabinet japonais pour développer des relations bilatérales tournées vers l’avenir.

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