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La sonnette d’alarme tirée face à l’envolée des prix

#Gros plan sur l'actualité l 2021-10-23

Journal

ⓒYONHAP News

Les pressions inflationnistes se font sentir dans le monde. Et elles risquent de peser sur l’économie sud-coréenne.


C’est la flambée des prix du pétrole qui est la plus inquiétante. Selon les données établies par la compagnie pétrolière nationale de Corée (KNOC), le cours de l’essence a dépassé le 14 octobre dernier le seuil des 1 700 wons le litre en moyenne dans tout le pays, l’équivalent de 1,2 euro, soit une première en sept ans. A Séoul, il a grimpé à plus de 1 800 wons, soit 1,3 euro. Le prix de l’or noir devrait continuer à s’envoler à cause d’un concours de circonstances défavorables : la pénurie d’énergies mondiale, la hausse de la demande en pétrole et une baisse probable de la production du brut aux Etats-Unis. Le baril de West Texas Intermediate (WTI), actuellement estimé à 82 dollars, pourrait passer la barre des 100 dollars d’ici la fin de cette année, ce qui serait une première depuis 2014. Par ailleurs, la dévaluation du won sud-coréen fait monter les coûts d’importation. Ainsi, le tarif de l’essence risque de franchir le seuil des 2 000 wons, ou 1,5 euro par litre. Selon la Banque de Corée (BOK), les prix à l’importation en septembre ont augmenté de 2,4 % par rapport au mois précédent, soit le plus haut niveau depuis sept ans et sept mois.


La hausse des prix est fortement ressentie par les habitants du pays du Matin clair. Selon les chiffres comptabilisés par le Conseil national des organisations de consommateurs de Corée (KNCCO), 29 des 38 produits de première nécessité se sont renchéris de 6,3 % en moyenne au troisième trimestre en glissement annuel. Par ailleurs, les prix de certains aliments de base tels que les œufs, le tofu et l’huile ont été multipliés par deux ou plus. Quant à l’indice des prix à la consommation, il a progressé de 2,5 % en septembre. S’il dépasse les 3 %, ce serait une première depuis février 2012. Cette situation rend plus difficile la vie de la population déjà éprouvée par la crise du COVID-19.


Le problème, c’est que les pressions inflationnistes sont liées surtout aux facteurs extérieurs tels que la flambée des cours des matières premières et les perturbations des chaînes d’approvisionnement dans le monde. Par conséquent, le gouvernement sud-coréen a une marge de manœuvre réduite pour agir. Pour autant, il ne peut pas rester les bras croisés. Il envisage d’abord de baisser provisoirement les taxes sur le carburant afin de soulager les consommateurs. Et il est appelé à prendre en compte toutes les options possibles, par exemple, celle de relever le taux directeur de la BOK.

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