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Polémique autour du meurtre d’un fonctionnaire sud-coréen en mer Jaune

#Gros plan sur l'actualité l 2022-06-25

Journal

ⓒYONHAP News

Le préfet maritime, Jeong Bong-hoon, a présenté, mercredi, ses excuses aux citoyens et à la famille du fonctionnaire tué par l’armée nord-coréenne en 2020 près de la frontière maritime intercoréenne (NLL) en mer Jaune, pour avoir causé un grand malentendu concernant les résultats de l’enquête. Il a fait une telle intervention alors que la préfecture de police maritime d’Incheon a présenté, la semaine dernière, une conclusion finale contredisant l’hypothèse avancée à l’époque.


Pour rappel, l’homme en question, dénommée Lee et âgé de 47 ans, était affilié au ministère des Affaires maritimes et de la Pêche, et travaillait en qualité de capitaine de première classe à bord d’un bateau de patrouille. Il a été déclaré porté disparu par son équipage le 21 septembre 2020. Le lendemain, il a été repéré par l’armée nord-coréenne. Six heures plus tard, le fonctionnaire a été tué par balles et incinéré par les soldats du Nord. Et, le ministère de la Défense a révélé le drame. Dans ce contexte, le président Moon Jae-in a prononcé, comme prévu, un discours en visioconférence à l’occasion de la 75e session de l’assemblée générale des Nations unies en proposant de déclarer la fin de la guerre de Corée, qui s’est terminée sur un simple armistice en 1953.


A l’époque, les autorités sud-coréennes ont estimé que la victime aurait tenté de se rendre au nord du 38e parallèle de son plein gré en écartant la possibilité d’avoir fait un faux pas par inadvertance, ce en s’appuyant sur les renseignements secrets. Pour cela, elles ont évoqué aussi quelques éléments comme les suivants : Lee portait un gilet de sauvetage, il a exprimé la volonté de faire défection vers le royaume ermite, il souffrait d’un surendettement dû aux jeux d’argent et de hasard, entre autres. La même année, le 22 octobre, la garde côtière a publié les résultats de son enquête préliminaire qui confirmaient les premières suppositions. Par la suite, les autorités compétentes ont été vivement critiquées pour avoir perdu du temps au lieu de porter secours à un ressortissant en danger. Elles ont été soupçonnées d’avoir minimisé l’affaire pour ne pas froisser Pyongyang.


La semaine dernière, un retournement de situation s’est produit. La police maritime a déclaré n’avoir trouvé aucune preuve montrant que le défunt aurait voulu passer de sa propre initiative en Corée du Nord. Mercredi dernier, son patron a précisé qu’elle avait demandé en juin 2021 des renseignements classés comme « informations nécessitant un traitement spécial » au ministère de la Défense, mais que ce dernier ne lui a pas fourni les documents nécessaires.


Le Parti du pouvoir du peuple (PPP), la formation au pouvoir conservatrice, a créé un groupe de travail pour faire la lumière sur cette affaire, tandis que la famille de la victime envisage de porter plainte contre l’ancien président Moon Jae-in. Cet événement tragique risque de faire des vagues pendant encore un long moment.

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