Aller au menu Aller à la page

Culture

Plats liquides, plats de consolation (II)

#Saveur du terroir l 2019-11-12

Séoul au jour le jour

ⓒ KBS

Dans la cuisine coréenne, le plat liquide est souvent présent pour accompagner le riz cuit à la vapeur. D’ailleurs, lorsque le vent froid commence à souffler, on a envie de réchauffer son corps avec un bol de plat liquide que ce soit une soupe ou un ragoût. 

Comme la semaine dernière, « Saveur du terroir » part à la découverte de divers plats liquides préparés avec des ingrédients saisonniers pour les familles, les voisins et les personnes âgées du quartier.


ⓒ KBS

La ville de Boryeong dans la province de Chungcheong du Sud est traditionnellement surnommée le « 2e district houiller », derrière la province de Gangwon, où se trouve une énorme mine de charbon, dans le bassin du mont Seongju. Depuis sa fermeture dans les années 1980, la mine n’est plus en activité mais les habitants en tirent toujours une source importante de leur revenu. En effet, ils y cultivent des champignons, une culture favorisée par les vents naturels soufflant dans la houillère à une température appropriée de 16 à 18 degrés. Et ce n’est pas tout. Le réservoir d’eau du village est un magasin de vivres précieux pour les villageois. Les eaux de la montagne située autour du village Cheongna-myeon offrent divers aliments frais.

Et justement, aujourd’hui, pour nous accueillir, les habitants ont décidé de préparé un menu constitué de plats fortifiants afin de se préparer au froid de l’hiver. 


Tout d’abord, ils commencent par attraper des poules élevées en pâturage. Ensuite, on prend une carpe du réservoir d’eau afin de préparer le « yongbongtang ». Dans ce village, ce plat est considéré comme étant le plus fortifiant. Il est non seulement efficace pour se rétablir de la fatigue, mais dans le passé, ce plat, accompagné d’un verre d’alcool après une longue journée pénible dans la mine, constituait une consolation et une récompense incomparables. Dans un bouillon rempli de divers ingrédients médicinaux y compris des jujubes, du gingembre, de l’ail et du ginseng, on trempe le gros poisson d’eau douce et le poulet en entiers. Enfin, on y verse des haricots mungo. Quand tous les ingrédients sont assez cuits, on y trempe les champignons qui viennent tout juste d’être cueillis. Ils contribueraient à maximiser les effets bénéfiques en protéine et à dégager l’odeur et les éléments nocifs de la viande.  

Il y a aussi un autre plat liquide fait de crevettes d’eau douce attrapées et congelées avant la pondaison. Dans un bouillon pimenté à base de pâte de piment rouge, on fait cuire les crevettes, puis on y trempe une pâte de différentes couleurs préparée avec de la betterave et de l’armoise déchirée à la main. Ce « minmulsaewootang » est pour les anciens mineurs un bouillon avec une grande profondeur, qui n’est pas sans leur rappeler les anciens temps difficiles. 


ⓒ KBS

Déplaçons-nous à Hoein-myeon dans la ville de Boeun, dans la province de Chungcheong du Nord. Ici, nous sommes accueillis par Mme Ji qui accorde un intérêt particulier au soja. Elle nous présente tout d’abord, le « beoseot doebijitang ». Elle fait sauter la viande de porc hachée et assaisonnée à base de soja, avant d’y ajouter du kimchi, vieilli pendant trois ans, et trempé dans l’eau durant une journée, et divers champignons sauvages. Ensuite, on y verse du bouillon infusé avec des anchois séchés, du soja broyé et de la ciboulette sauvage « dallae ». Pour accompagner ce plat d’une saveur relativement simple, elle nous propose le « gochuboggeum », des piments verts coupés en petits morceaux assaisonnés avec de la sauce soja et de la poudre d’anchois, et légèrement sautés. Bien salé, ce mets forme un mariage gustatif parfait avec le doebijitang.


Si vous êtes au pays du Matin clair, essayez de déguster divers plats liquides qui vous permettront de vous réchauffer contre le froid en cette période de l’année. 

Contenus recommandés