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Culture

Plats des artistes

#Saveur du terroir l 2021-12-21

Séoul au jour le jour

ⓒ KBS

Cette semaine, « Saveur du terroir » part à la rencontre des artistes qui vivent près de la nature. Ils vont nous parler de leurs activités artistiques et des plats qu’ils préparent. Allons-y tout de suite !


ⓒ KBS

Notre première destination est un quartier banal du comté de Buyeo dans la province de Chungcheong du Sud. Ici, nous sommes accueillis par une femme particulière qui s’appelle Yoobaka de son nom de plume. Elle fabrique des livres pour bébé à toucher. Sur des livres en tissu, elle brode des mots doux ou des motifs. Les objets uniques au monde deviennent un beau cadeau pour les mamans et les bébés. Mme la brodeuse se présente également comme une designer de « bap ». Le mot « bap » est un terme coréen utilisé comme un synonyme de repas. Pourquoi ? Elle prépare des plats uniques en utilisant divers ingrédients offerts par la nature. Ces aliments ne sont pas seulement délicieux et nutritifs mais également splendides à voir. A titre d’exemple, avec un navet arraché dans son potager, elle prépare le « tongmusiraegimuchim ». Elle cuit à la vapeur les côtes de viande de porc enroulées dans une feuille de navet assaisonnées de pâte de soja fermenté. La particularité c’est qu’elle le sert dans un navet cuit dont l’intérieur est creusé. Ainsi elle essaie de garder la forme originale des ingrédients qu’elle utilise. Avec une petite citrouille bien douce, elle prépare le « tongdanhobakbeombeok ». Elle fait cuire le potiron à la vapeur avant de faire sortir les pépins et les fibres en découpant la partie supérieure. Ensuite elle mélange les haricots rouges et les marrons cuits avec la chair du potiron. On farcit le potiron vidé avec ce mélange de fruits d’automne avant de le garnir de fleurs. Yoobaka appelle ce plat « carosse de Cendrillon ». Elle se dit heureuse de jouir pleinement de sa vie en faisant des activités qui lui plaisent.


ⓒ KBS

Déplaçons-nous dans la ville de Busan située dans le sud-est de la péninsule. Dans un village du comté de Gijang, le couple de M. Shin, fils d’un célèbre potier du pays du Matin clair, mène des activités dans un atelier. Lorsqu’il allume le feu dans le chaudron pour le préchauffage, il ne manque pas de consommer de l’eau à base de sauce soja afin de compléter la salinité. En effet, en restant à côté de la flamme faisant 1 300 degrés celsius, on risque de transpirer beaucoup et d’être exténué. Par ailleurs afin de protéger ses yeux contre le feu brûlant, il déguste régulièrement du foie de bœuf, censé être particulièrement efficace pour la santé oculaire vu sa richesse en vitamines A et B. On peut le manger cru, mais souvent on l’enduit d’une fine couche de poudre de blé avant de le cuire légèrement sur la braise. Lorsqu’on demande les conditions nécessaires pour produire une céramique de qualité, l’artisan souligne l’importance des matériels en comparant à l’importance des ingrédients pour les plats de qualité.


Ce couple remplit sa table avec des aliments saisonniers. La plupart des légumes et des fruits consommés sont cultivés dans son potager. Avec des fruits de muscade bien mûrs, Mme Lim prépare le « bijagangjeong ». Elle enlève les fruits de leurs péricarpes avant de les faire sauter à la poêle afin de récupérer les noix des enveloppes ligneuses. Ensuite, on verse les noix coupées en petits morceaux dans un sirop de riz gluant « jocheong » avant de les faire durcir dans un moule. Ce biscuit à base de muscade est un délicieux dessert qui forme un mariage gustatif parfait avec du thé. Le « doejisollipjjim » est un plat de viande de porc que le couple prépare souvent. Dans une grande chaudière, on étale des aiguilles de pin avant de déposer la viande de porc que l’on couvre de nouveau de ces mêmes aiguilles. Ensuite on les saupoudre de sel, ce qui va saler la viande de manière douce. Après une quinzaine de minutes, la viande parfumée de pin attire nos cinq sens. Quant au « samchigui » ou la grillade de thazard oriental, il s’agit d’un plat qui demande une patience comme le travail de la poterie. On coupe en gros morceaux le poisson bien habillé, puis les fait cuire sur la braise. Afin de concocter le poisson de manière équilibrée, on nous conseille de cuire à feu doux durant une vingtaine de minutes.


C’est bientôt Noël ! Nous souhaitons de bonnes et délicieuses fêtes à toutes et à tous !

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