Aller au menu Aller à la page

A la loupe

Yoo Myung-hee en finale pour prendre la tête de l'OMC

#Gros plan sur l'actualité l 2020-10-10

Journal

ⓒYONHAP News

Il ne reste désormais qu’une dernière étape à franchir. La sud-Coréenne Yoo Myung-hee et la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala sont depuis jeudi les deux dernières candidates au poste de directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).


Yoo s’est forgée une forte expérience dans le commerce extérieur pendant 25 ans. Née en 1967, elle a obtenu une licence en anglais à la prestigieuse université nationale de Séoul et un doctorat en droit à l’Université américaine Vanderbilt. Après avoir réussi le concours de la fonction publique, elle a occupé des postes-clés au sein du ministère du Commerce extérieur et de l’Industrie, avant de devenir la ministre déléguée au Commerce extérieur en 2019. Lorsqu’elle s’est déclarée candidate, en juin dernier, pour prendre les rênes de l’OMC, elle a souligné que l’organisation était confrontée à sa plus grave crise depuis sa création en 1995. Elle a promis de rétablir l’ordre commercial et le multilatéralisme, et de la réformer, notamment concernant le système de règlement des différends. Pour rappel, l’Organe d’appel, habilité à rendre un ultime verdict au sein de l’OMC, reste paralysé depuis décembre dernier. Par ailleurs, la crise du COVID-19 et la montée du protectionnisme commercial ont mis à mal son principe fondamental, à savoir la libre circulation des produits et des services.


La candidate du pays du Matin clair aura un duel avec sa rivale nigériane Ngozi Okonjo-Iweala. Quelle que soit l’heureuse élue, ce sera la première fois qu'une femme dirigera l’OMC depuis sa création. Okonjo-Iweala a une carrière élitiste. Elle a fait ses études en économie à Harvard avant d’obtenir un doctorat en développement de l’économie régionale au MIT. Elle a l’avantage d’être bien connue sur la scène internationale, parce qu’elle a travaillé 25 ans à la Banque mondiale. Elle a aussi été ministre des Finances et des Affaires étrangères de son pays. Par ailleurs, elle est la présidente du conseil d’administration de l’Alliance mondiale pour les vaccins et vaccinations (Gavi), qui joue un rôle-clé dans la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus, ce qui a renforcé sa notoriété.


La partie s’annonce donc très serrée. Yoo Myung-hee a une longueur d’avance en tant qu’experte du commerce extérieur, tandis que Ngozi Okonjo-Iweala se démarque par sa grande capacité politique. L’OMC devrait mener le troisième round du consensus jusqu’au 6 novembre. Lors de l’ultime tour, ses 164 pays membres devront accorder leur préférence à l’une des deux candidates afin d’élire celle qui sera à la tête de l’OMC pour un mandat de quatre ans. Deux anciens chefs du commerce extérieur sud-coréens ont déjà tenté de relever ce défi en 1995 et en 2013, en vain. Cette fois, la candidate sud-coréenne a une sérieuse chance de remporter cette place. Elle est dotée d’une forte expertise et est toujours en exercice au poste de ministre déléguée au Commerce extérieur. S’y ajoute un grand soutien gouvernemental de la Corée du Sud qui a vu son statut s’élever davantage sur la scène internationale grâce à sa gestion remarquable de la lutte contre le COVID-19.

Contenus recommandés

Close

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de services. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail >