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A la loupe

Kim Jong-un fête les dix ans de son règne

#Gros plan sur l'actualité l 2021-12-25

Journal

ⓒYONHAP News

En Corée du Nord, Kim Jong-un fête bientôt le 10e anniversaire de son arrivée au pouvoir.


Le 30 décembre 2011, Kim Jong-un a été nommé commandant suprême de l’Armée du peuple, 13 jours après la mort de son père Kim Jong-il, ce qui a officialisé sa succession dynastique. Âgé de 27 ans, il était peu connu du monde extérieur. Au début, il semblait s’appuyer sur l’héritage de son prédécesseur et les conseillers de celui-ci afin de consolider son pouvoir. Entretemps, il est devenu le président de la Commission de défense nationale et premier secrétaire du Parti des travailleurs. Désormais, le jeune dirigeant se voit attribuer le titre de « chef suprême », auparavant réservé à son père et à son grand-père Kim Il-sung, fondateur du pays communiste.


Au fil des années, Kim III s’est démarqué de son prédécesseur. Il a mis fin notamment à la stratégie dite « L’armée d’abord ! » pour déplacer le centre du pouvoir au cœur du Parti des travailleurs. Et il a mené une politique de terreur en multipliant les purges sanglantes. Il n’a pas hésité à faire exécuter son oncle Jang Song-thaek considéré jusque-là comme numéro deux du pays.


Le fils de Kim Jong-il a mis en avant la politique dite « byongjin » consistant à développer l’économie et le programme nucléaire en parallèle. Ainsi, il a cherché à perfectionner les missiles et les armes atomiques, il a effectué quatre essais nucléaires et quelques tests de tirs de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) dont la portée pourrait frapper le continent américain. En même temps, le jeune dirigeant a introduit quelques facteurs du marché économique, par exemple en accordant plus d’autonomie aux entreprises.


Mais le royaume ermite est confronté à une triple peine. D’abord, son ambition balistique et nucléaire lui a valu le renforcement des sanctions de la communauté internationale, ce qui l’a isolé davantage. Pyongyang a tenté de s’en sortir en tenant les sommets avec Séoul et Washington. Mais tout est tombé à l’eau après l’échec cuisant du second sommet à Hanoi entre Kim Jong-un et Donald Trump, président des Etats-Unis à ce moment-là. Ensuite, la Corée du Nord a fermé ses frontières suite à l’éclatement de la crise du COVID-19. Enfin, elle a souffert des intempéries en série telles que les typhons. Cette situation frappe durement la vie quotidienne des habitants et elle risque d’affaiblir le fondement de la société nord-coréenne.


Les relations intercoréennes et celles Pyongyang-Washington semblent sans issue pour le moment. L’administration Biden a été investie aux Etats-Unis cette année, tandis que le nouveau gouvernement arrivera en Corée du Sud l’année prochaine. La Corée du Nord voudrait bien compter sur la Chine et la Russie, mais sa stratégie n’est pas confortée par la géopolitique internationale actuelle. La prochaine décennie semble s’annoncer incertaine pour Kim Jong-un.

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