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A la loupe

L’incertitude gagne du terrain à deux mois de la présidentielle

#Gros plan sur l'actualité l 2022-01-08

Journal

ⓒYONHAP News

Un grand imbroglio règne sur l’échiquier politique à deux mois de la présidentielle du 9 mars prochain. A l’origine se trouve le conflit interne du Parti du pouvoir du peuple (PPP), la première force d’opposition. Celui-ci a fini par en payer les frais en termes de cote de popularité.


Au départ, son candidat Yoon Suk-yeol était considéré comme l’homme de la situation dans le contexte où les citoyens étaient nombreux à aspirer à l’alternance politique, grâce à son image « intraitable face à la répression du pouvoir » qu’il s’était forgé, lorsqu’il était le procureur général. Ainsi, il a été investi candidat du parti conservateur, sans même avoir de carrière politique derrière lui. Il a aussi bénéficié de la sur-médiatisation de la primaire. Yoon a été propulsé en tête des inventions de vote à tel point qu’il a creusé l’écart avec Lee Jae-myung, son rival du Minjoo, le parti au pouvoir, pour dépasser la marge d’erreur. Mais il pâtissait des luttes intestines de son parti, de ses quelques paroles malheureuses ainsi que d’une mauvaise gestion des scandales liés à sa femme et à sa belle-mère. En conséquence, il a perdu la sympathie de beaucoup d’électeurs.


Finalement, Yoon Suk-yeol a dissout, mercredi, son comité de campagne en se séparant notamment du président de celui-ci, Kim Chong-in, surnommé « faiseur de rois » pour sa grande contribution à l’élection de deux anciens présidents de la République. Il a affiché l’intention de former une nouvelle équipe restreinte et de mener une réforme importante. A ce propos, un coup de théâtre a eu lieu, hier, au sein du PPP, Yoon Suk-yeol et Lee Jun-seok se sont réconciliés, s’affichant bras dessus, bras dessous.


Cette crise a changé la donne. Selon les derniers sondages, Yoon a vu sa popularité tomber dans une fourchette de 25 à 29 %, alors que Lee Jae-myung, le prétendant du parti présidentiel, s’est hissé entre 35 et 39 % des intentions de vote. Leur écart dépasse la marge d’erreur. Sans oublier la percée de Ahn Cheol-soo, du Parti du peuple, une petite formation de centre-droit, qui a vu ses estimations doubler en une semaine pour atteindre 12 %. Ce qui pourrait alimenter le débat sur une candidature unique au sein de l’opposition.


Cependant, le favori des sondages n’arrive pas à franchir le seuil des 40 %, tandis que les indécis représentent 20 % des électeurs. Et la campagne est éclaboussée par la publicité négative et dénigrante de l’adversaire, ce qui inspire, plus que jamais, l’antipathie envers les candidats. Par ailleurs, Yoon et Lee sont cités dans quelques affaires judiciaires. La situation peut donc basculer à tout moment.

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