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A la loupe

Coup d’envoi de la campagne officielle des élections locales et législatives partielles

#Gros plan sur l'actualité l 2022-05-21

Journal

ⓒYONHAP News 

La Corée du Sud organisera la huitième édition des élections locales et les élections législatives partielles le 1er juin prochain. Et le coup d’envoi de la campagne officielle a été donné jeudi, qui se terminera la veille du jour J. 


Au total, 7 616 candidats se sont présentés alors que 4 132 postes sont à pourvoir, soit 1,8 candidat pour un poste en moyenne. Depuis avant-hier, ils peuvent faire leur promotion en battant le pavé ou en recourant aux outils incontournables : les meetings, les discours, l’envoi de la profession de foi, les affiches, les banderoles, la publicité dans les médias classiques (radio, télé, journaux) ou via les outils numériques (SMS, e-mail, SNS). Le 1er juin, les scrutins se dérouleront de 6h à 18h. Par ailleurs, les électeurs pourront voter par anticipation les 27 et 28 mai.


Deux scrutins attirent la plus vive attention. D’une part, il s’agit d’élire les chefs des 17 villes métropolitaines, spéciales et provinces, dont cinq postes sont actuellement occupés par le Minjoo, la première force de l’opposition. En ce début de campagne, le Parti du pouvoir du peuple (PPP), la formation gouvernementale, se présente comme favori dans les sondages. Toutefois, les deux camps sont au coude-à-coude dans la plupart des circonscriptions, sauf dans leurs fiefs électoraux traditionnels, à savoir les provinces de Jeolla pour le Minjoo et celles de Gyeongsang pour le PPP. Les yeux sont rivés notamment sur la capitale et ses environs. A Séoul, Oh Se-hoon, l’actuel maire et candidat du PPP, devance Song Young-gil, l’ancien patron du Minjoo, mais avec un écart supérieur à la marge d’erreur. La bataille est plus acharnée pour la province de Gyeonggi. Kim Dong-yeon, l’ancien vice-Premier ministre à l’Economie et candidat du parti démocrate, dépasse légèrement sa rivale de la formation conservatrice, Kim Eun-hye, l’ancienne porte-parole de Yoon Suk-yeol.


D’autre part, il s’agit des législatives partielles organisées dans sept circonscriptions. Le regard est tourné en particulier vers celles où se présentent deux ex-prétendants à la présidentielle du 9 mars. Il s’agit de Lee Jae-myung, le rival malheureux de Yoon, et d’Ahn Cheol-soo, qui a jeté l’éponge in extremis pour faire alliance avec ce dernier. Les deux poids lourds sont chacun donnés favoris dans leur circonscription.


Les prochains scrutins auront lieu à peine 22 jours après l’entrée en fonction de l’administration de Yoon. Leur enjeu est donc de taille pour le début de son quinquennat. Si le PPP, le parti au pouvoir, ne remporte pas une victoire écrasante, il aura encore plus de mal à seconder le président de la République dans la gestion des affaires de l’Etat. En effet, le Minjoo, désormais dans l’opposition, occupe la majorité des sièges à l’Assemblée nationale. Il entend alors prendre sa revanche après la défaite à la présidentielle. Sinon, il se retrouvera « isolé » au Parlement.

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