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A la loupe

Un premier mois jugé réussi pour le nouveau président de la République

#Gros plan sur l'actualité l 2022-06-11

Journal

ⓒYONHAP News

Yoon Suk-yeol a été officiellement investi président de la République le 10 mai dernier. Depuis, il est plutôt apprécié dans sa gestion stable des affaires de l’Etat.


Dès sa prise de fonctions, le nouveau dirigeant a enchaîné de gros chantiers. Le changement le plus notable était le transfert du bureau présidentiel de la Cheongwadae au siège du ministère de la Défense. Malgré de vives critiques l’accusant d’« un projet bâclé » et d’« un éventuel vide sécuritaire », il a imposé ce déménagement pour tenir sa promesse électorale de rendre ce haut lieu symbolique aux citoyens. Finalement, tout s’est bien déroulé. Deux jours après son investiture, Yoon a entériné en conseil des ministres le projet du nouvel additif au budget 2022 visant notamment à soutenir les petits commerçants et les autoentrepreneurs durement frappés par le COVID-19. Dès son adoption par le Parlement, cette rallonge a été débloquée au bénéfice de 3,71 millions de personnes, de sorte que chacun puisse toucher une somme allant de 6 à 10 millions de wons, soit l’équivalent de 4 500 à 7 500 euros.


Et onze jours après son entrée en fonction, le président Yoon a tenu le sommet avec homologue américain Joe Biden le 21 mai. A cette occasion, il a su élever l’alliance Séoul-Washington, autrefois limitée aux questions militaires, désormais au rang d’un partenariat stratégique global couvrant les technologies de pointe, les chaînes d’approvisionnement et les dossiers d’actualités. Dans la foulée, la Corée du Sud a déclaré sa participation au Cadre économique pour l’Indopacifique (IPEF), lancé à l’initiative des Etats-Unis.


Selon un sondage récent, plus de la moitié des sondés ont estimé que Yoon menait à bien sa mission en tant que chef de l’Etat, tandis que 30 % ont dit le contraire. Par ailleurs, le nouveau numéro un a réussi à constituer rapidement son gouvernement sauf les postes du ministre de l’Education et de celui de la Santé et du Bien-être dont deux nouvelles candidates attendent encore leur audition de confirmation. C’est un bon départ même si un mois de mandat est trop court pour dresser un bilan approfondi. Pour rappel, les élections locales du 1er juin se sont soldées par une victoire écrasante du parti au pouvoir. Cela devrait fournir une belle force motrice à la gestion des affaires de l’Etat.


Mais le président sud-coréen verra ses compétences véritablement mises à l’épreuve. Tout d’abord, il devra faire face à la Corée du Nord qui est sur le point de procéder à un nouvel essai nucléaire après ses provocations balistiques de grande envergure. L’administration Yoon avait revendiqué haut et fort une position plus « audacieuse » que sa précédente, mais elle risque d’avoir une marge de manœuvre réduite. Elle devra bien gérer les grands soucis du volet économique, tels que la flambée des prix, le ralentissement de la croissance, l’instabilité du marché immobilier, entre autres. A l’ère d’une nouvelle guerre froide, elle devra savoir aussi comment positionner la Corée du Sud sur l’échiquier géopolitique par rapport à la Chine et la Russie. Sans oublier les relations Séoul-Tokyo empoisonnées par les conflits historico-politiques épineux. 


Dans ce contexte, il est plus que jamais primordial d’obtenir la coopération de la part de la première force d’opposition qui détient une large majorité des sièges au Parlement.

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