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A la loupe

Fusée spatiale « Nuri » : succès de son 2e lancement

#Gros plan sur l'actualité l 2022-06-25

Journal

ⓒYONHAP News

La Corée du Sud a réussi, mardi, son deuxième lancement de sa première fusée spatiale de conception nationale KSLV-II, appelée plus communément « Nuri ».


Nuri s’est élevée du pas de tir à 16h au Centre spatial de Naro à Goheung, situé dans le sud-ouest du territoire. Le déploiement de ses trois phases a fonctionné correctement. 123 secondes après son décollage, le premier étage s’est détaché à une altitude de 62 km. Ensuite, le carénage de protection des charges utiles et le deuxième étage ont été délestés à une altitude respectivement de 202 km et de 273 km. Le moteur du troisième étage s’est arrêté vers 16h13 pour sa mise en orbite. En 14 minutes et 35 secondes, la fusée sud-coréenne a atteint son altitude souhaitée, à savoir 700 km. Et elle est parvenue à mettre sur orbite un satellite de vérification des performances de 162,5 kg et un satellite factice de 1,3 tonne. Un véritable succès.


Un peu plus d’une heure après le lancement, le ministre des Sciences et des TIC a officiellement confirmé cette prouesse. Lee Jong-ho a déclaré que la Corée du Sud se trouvait dorénavant à un tournant de son histoire scientifique et technologique. Le président de la République Yoon Suk-yeol s’est félicité aussi de cette grande avancée qui ouvre au pays du Matin clair un chemin vers l’espace.


Le lendemain, le satellite de vérification des performances est parvenu à établir une communication bidirectionnelle avec la station terrienne de l’Institut coréen de recherche aérospatiale (KARI), basée à Daejeon, dans le centre du territoire.


Dès les années 1990, la Corée du Sud s’est lancée dans le développement aérospatial. Elle a réussi à tirer sa première fusée d’observation scientifique à un étage à propergol solide, appelée KSR-I, en 1993, et sa troisième à propergol liquide, KSR-III, en 2002. Ensuite, elle s’est attelée à mettre au point une fusée capable de mettre en orbite un satellite de 100 kg, baptisée KSLV-I et surnommée Naro, en partenariat avec la Russie. Après deux tirs ratés, elle a réussi son troisième lancement en 2013. Enfin, elle a su relever son nouveau défi. Elle a mis au point sa propre fusée Nuri (KSLV-II) avec des technologies 100 % « made in Korea » pour tous les processus tels que la conception, la fabrication, les tests, l’assemblage et la certification. Son premier lancement a eu lieu en octobre l’année dernière mais a été une demi-réussite. A l’époque, le lanceur a accompli le déploiement de ses trois phases, mais il a échoué à placer le satellite factice sur son orbite prévue. Pour cause, la combustion du troisième étage s’est terminée plus tôt qu’attendu.


Avec le succès du deuxième lancement de Nuri, le pays du Matin clair est devenu le septième membre du club des grandes puissances spatiales, c’est-à-dire les nations dotées de capacités autonomes pour lancer un satellite d’applications de plus d’une tonne depuis son propre sol. Ainsi, il fait un grand pas en avant dans sa conquête de l’espace et il pourra s’imposer comme un acteur sérieux sur le marché des satellites commerciaux.

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