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Vie pratique

L’éventail coréen

#Carte postale sonore l 2019-08-24

Entre nous

La culture coréenne est vieille de plusieurs millénaires… Il existe ainsi un grand savoir-faire dans de nombreux domaines. La semaine dernière, nous parlions du maedup, qui est l’art des nœuds. Cette semaine, nous allons nous pencher sur le buchae, l’éventail traditionnel coréen. Cette belle pièce artisanale est l’un des présents préférés faits par les touristes qui visitent le pays du Matin clair, à leur famille.


ⓒ Getty Images Bank

Pour en revenir aux origines de cet objet, il apparaîtrait que le premier éventail a vu le jour dans la péninsule, pour ensuite voyager vers la Chine, où il a été offert à un empereur. Il y a très longtemps, l’éventail était déjà un cadeau de choix. 


Entièrement confectionné à la main avec des lames de bambou, l’éventail se déploie, laissant apparaître un panneau plié en accordéon de papier coréen appelé hanji. Ce papier traditionnel sera peint à la main de formes diverses et variées telles que des nuages, des fleurs, des montagnes ou des animaux comme des phénix ou des hérons. Ce savoir-faire prospère grâce à de grands maîtres-artisans comme Kim Dong-sik qui est maître-artisan Trésor national culturel intangible n°128.


ⓒ KBS

Nous le disions, les éventails sont adorés des touristes et des Coréens eux-mêmes. Ils peuvent être circulaires, en accordéon ou plats... Mais il en existe d’autres plus extravagants et très colorés… Sa fabrication est déjà tout un art. Voici un autre art qui le met en valeur : le « buchae chum », littéralement la « danse de l’éventail », est un magnifique spectacle mettant à l’honneur l’éventail dans toute sa splendeur, orné de plumes celui-ci. Les danseuses le font vibrer, virevolter… Les éventails cachent puis dévoilent ces jeunes filles qui, avec toute la grâce du monde, montrent que ce petit objet ne fait pas que du vent, il fait aussi de la poésie.


ⓒ YONHAP News

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