La présidente sud-coréenne a exhorté le Japon à déployer ses plus grands efforts pour mettre fin au dossier de son esclavage sexuel des femmes coréennes durant la Seconde guerre mondiale. Pour Park Geun-hye, une telle volonté servira de pierre angulaire en vue de franchir le premier pas vers le réchauffement des relations bilatérales mises à mal entre les deux pays voisins.
La chef de l'Etat a lancé cet appel lorsqu'elle a reçu hier à la présidence Toshihiro Nikai, le président du Parti libéral démocrate (PLD), la formation au pouvoir japonaise. Elle a aussi souligné que ce premier pas était indispensable pour célébrer de façon significative le 50e anniversaire de la normalisation de leurs relations diplomatiques bilatérales cette année mais également pour laisser un avenir sud-coréano-japonais stable aux futures générations.
A son tour, le leader du PLD s'est engagé à faire son possible pour résoudre cette question épineuse tant que les victimes sont en vie. Nikai a également transmis à Park Geun-hye une lettre personnelle du Premier ministre japonais Shinzo Abe appelant aux efforts mutuels pour faire de 2015 une belle année à l'occasion du cinquantenaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.
Le dignitaire politique nippon est arrivé jeudi à Séoul pour une visite de quatre jours. Il conduit une délégation de 1 400 membres en tant que chef de l'Association japonaise des agences de voyage.