Le tribunal de Séoul a rejeté hier la demande d’un journaliste nippon de quitter la Corée du Sud. Il y est actuellement en procès pour avoir diffamé la présidente Park Geun-hye.
Tatsuya Kato, l’ancien chef du bureau de Séoul du journal japonais Sankei Shimbun, avait été interdit de quitter le pays du Matin clair en août, dans l’attente d’une nouvelle audience pour diffamation.
Il est accusé d’avoir calomnié la chef de l’état sud-coréen en affirmant qu’elle se trouvait avec un homme lors du naufrage du ferry Sewol. Ce drame national, survenu au mois d’avril dernier au large de la côte sud-ouest de la péninsule, a causé plus de 300 victimes.
L’interdiction controversée de voyage a été renouvelée six fois par le ministère de la Justice. La semaine dernière, Kato a déposé une plainte auprès du tribunal administratif de Séoul pour faire annuler cette mesure.
La justice a déclaré que cette privation de quitter le territoire était justifiée parce qu’il n’y avait aucune garantie que le reporter revienne en Corée du Sud pour assister à la suite de son procès.