La Corée du Nord a déclaré, hier, que le gouvernement de Park Geun-hye était totalement responsable des liens glacials qui perdurent entre les deux parties. Selon Pyongyang, la politique intercoréenne que mène Séoul depuis ces deux dernières années est un échec total.
Le Rodong Sinmun, l’outil de propagande clé du pays communiste, a accusé le Sud de chercher « un dialogue destiné à nuire au Nord », et non pas des pourparlers sincères.
Toujours selon l’organe officiel du Parti des travailleurs, l'échange bilatéral a été suspendu parce que la Corée du Sud exigeait « un dialogue pour une réunification systémique ». Et cela, en ignorant les accords pour la réunification et la paix intercoréennes parvenus dans le passé.
Le journal a également reproché à Séoul d’organiser des exercices militaires conjoints avec Washington et de participer à la pression exercée par la communauté internationale concernant ses droits de l’Homme. Cette attitude est d’autant plus inacceptable pour le régime communiste, que cette année correspond au 70e anniversaire de la libération de la Corée du joug colonial japonais.
Cette semaine, la présidente Park entre dans la troisième année de son mandat. Elle devra quitter ses fonctions début 2018 car la Constitution sud-coréenne interdit au chef de l'Etat de se présenter à sa réélection.