Le comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine vient d'approuver à l'unanimité un projet de loi appelant à renforcer les sanctions contre la Corée du Nord. Cette nouvelle disposition condamne ainsi les entreprises et les individus d'un pays tiers qui aident le régime communiste à poursuivre son programme d'armements nucléaires.
C'est le président du comité Ed Royce et un des députés clés Eliot Engel qui ont introduit au début de ce mois la législation. Un texte similaire proposé l'année dernière a été abandonné, le Sénat n'ayant pas agi avant la fin de la session du Congrès.
Le document, stimulé par la cyberattaque présumée nord-coréenne contre Sony Pictures en novembre dernier, cible aussi l'accès du Nord aux devises et à d'autres produits qui pourraient soutenir le pouvoir de son leader Kim Jong-un.
Ce n'est pas tout. Le projet de loi en question autorise le président américain à sanctionner les banques et les gouvernements étrangers censés violer des restrictions financières d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, adoptée dans le sillage du dernier essai nucléaire de Pyongyang en 2013. Il appelle également à une plus sévère inspection des cargaisons nord-coréennes arrivant des ports et des aéroports.