La majorité et l’opposition ont vivement critiqué les paroles de la sous-secrétaire d'Etat américaine Wendy Sherman. Celle-ci a récemment responsabilisé, lors d’un séminaire, à la fois les agresseurs et les victimes de l’histoire d’agression nippone, en évoquant les conflits à ce sujet entre la Corée du Sud, la Chine et le Japon.
Le Saenuri, le parti au pouvoir a noté que, si les Etats-Unis continuaient de négliger la position des victimes, ils ne pourront maintenir longtemps leur statut de police du monde. Selon lui, Washington a ainsi versé de l’eau froide sur l’allocution de la présidente sud-coréenne, prononcée hier lors de la cérémonie commémorant l’anniversaire du mouvement d'indépendance du 1er mars. Park Geun-hye avait affirmé à cette occasion que les regrets et les excuses sincères du Japon étaient nécessaires pour améliorer les relations sud-coréano-japonaises.
De son côté, l’UDNP, la première force de l’opposition, a déploré l’incompétence diplomatique du gouvernement sud-coréen. D’après ce parti de centre-gauche, il serait possible que les Etats-Unis proposent d’oublier le passé, mais cette position ne pourrait pas être convaincante pour les victimes du joug colonial nippon. A ce propos, la présidente de la commission des Affaires étrangères et de la Réunification, Na Kyung-won, a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un changement de position de Washington, alors que les propos de Wendy Sherman ne pouvaient pas être pris à la légère.
Pour rappel, la sous-secrétaire d'Etat américaine a récemment affirmé, au cours d'un colloque organisé par la Fondation Carnegie pour la paix internationale, que les dirigeants pouvaient soulever facilement des applaudissements sans valeur. Ella a indiqué que ces provocations ne constituaient pas une avancée, mais étaient au contraire à l’origine d’une paralysie.