La loi anticorruption dite Kim Young-ran a finalement été votée aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Elle l’a été par 226 voix pour, quatre contre et 17 abstentions. 247 députés sur 300 ont participé au scrutin.
Proposé en 2012 par cette ancienne patronne de la Commission de l’anti-corruption et des droits civiques (ACRC), le texte porte pour l’essentiel sur l’interdiction des sollicitations illégales et de la réception de pot-de-vin.
Il a été adopté aujourd’hui tel qu’il l’avait été en commission en janvier, en dehors de l’envergure de son application. Tous les fonctionnaires, les enseignants du public et du privé, le président du conseil d’administration des établissements scolaires privés et ses membres, et ceux qui travaillent dans les médias seront placés sous le coup d’une sanction pénale, s’ils reçoivent une somme d’argent supérieure à un million de wons et des objets de cette valeur. Même s’il n’y a pas de lien entre ce pot-de-vin et leur poste.
Le texte adopté en commission a prévu que la loi devrait s’appliquer aux familles de tous les fonctionnaires, définies selon le code civil. Il s’agira alors des parents et enfants en ligne directe, des frères et sœurs, de l’époux ou de l’épouse ainsi que des proches de la filiation directe. Dans ce cas-là, environ 18 millions de personnes doivent être concernées.
Mais au final, la majorité et l’opposition ont décidé de les limiter seulement à l’époux et à l’épouse. Ainsi, le nombre de ceux qui seront ciblés par la loi sera réduit à 3 millions.
La loi entrera en vigueur 18 mois après sa promulgation officielle.