En visite à New York pour participer à la 59e session de la CSW, la commission de la condition de la femme des Nations unies, la ministre sud-coréenne de la Femme et de la Famille est revenue sur le dossier des femmes de réconfort.
S’exprimant hier en ouverture de la session, Kim Hee-jung a d’abord évoqué que ces femmes, majoritairement des jeunes filles coréennes, ont été forcées à se prostituer pour les soldats japonais pendant la seconde guerre mondiale. Et d’ajouter que les violences sexuelles sont toujours commises sur les femmes et les enfants partout dans le monde.
Kim a également proposé de faire toute la lumière sur les erreurs passées pour empêcher la tragique répétition de l’histoire. C’est en tout cas la première fois que Séoul soulève la question au sein de la CSW.
Avant d’aller prononcer son discours à la tribune de sa session, la ministre a rencontré les correspondants sud-coréens basés à New York. Là aussi, elle a souligné que le dossier de ces victimes de la barbarie de l’armée impériale nippone devrait être absolument réglé.
Elle a également affirmé que cette année qui marque le 70e anniversaire de la libération de la Corée et à la fois la création de l’Onu, les archives sur les femmes de réconfort devraient être inscrites au registre de la Mémoire du monde de l’Unesco.