Le THAAD ne cesse de faire parler de lui en Corée du Sud. Et le bras de fer s'engage maintenant entre la Cheongwadae et le Saenuri, la majorité présidentielle, sur l’acquisition de ce système américain de défense antimissile à haute altitude.
Le parti au pouvoir s’apprête à lancer un débat public sur son éventuel déploiement dans la péninsule. Dès le lendemain, la présidence de la République y affiche une attitude plutôt négative.
Un de ses responsables a annoncé aujourd'hui que la prise de position du gouvernement peut se résumer en « trois NO », ce sont ses propres mots. Plus précisément, Washington n’a pas encore demandé à Séoul d’installer ces batteries, les deux pays n’ont donc pas mené de consultations là-dessus et aucune décision n’a été prise.
Pour la Maison bleue comme pour le gouvernement, si ce dossier est ouvertement discuté, la marge de manœuvre du pays sera limitée pour sa position diplomatique et sa stratégie vis-à-vis de la Russie et de la Chine. Ces deux nations restent toujours préoccupées par l’éventuel déploiement du THAAD dans la péninsule.
Le ministère de la Défense a alors très clairement annoncé qu’il n’avait pas l'intention d’en faire l’acquisition. Il a tout de même reconnu que si le système américain est installé dans les forces américaines stationnées au sud de la péninsule, cela aidera à assurer la sécurité nationale du pays. D’autant que Pyongyang continue de brandir la menace nucléaire et balistique.