Les ministre sud-coréen et chinois des Affaires étrangères se sont retrouvés ce matin à Séoul mais Pékin n'a pas évoqué l'éventuel déploiement du système américain de défense anti-missile à haute altitude (THAAD) dans la péninsule coréenne.
La rencontre bilatérale entre Yun Byung-se et Wang Yi a eu lieu en marge des pourparlers trilatéraux avec leur homologue japonais Fumio Kishida cet après-midi. Actuellement, la diplomatie de Séoul est mise à l'épreuve en raison des tensions accrues entre Washington et Pékin concernant le bouclier antimissile avancé américain et une nouvelle banque asiatique de développement lancée à l'initiative de la Chine.
Dans ce contexte délicat, Wang Yi a affiché son souhait que la Corée du Sud participe à cette Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB), que Pékin a inaugurée l'année dernière avec 20 autres nations ; elle sera une concurrente et un contrepoids à la Banque asiatique de développement dominée par les Etats-Unis et le Japon. Yun a répliqué que cette éventualité était à l'étude et que la Corée du Sud prenait en considération différentes situations.
Au cours de cette rencontre bilatérale, la Chine a invité la présidente sud-coréenne Park Geun-hye à assister à la cérémonie à Pékin de commémoration du 70e anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale.
Suite à ses pourparlers avec Wang, Yun a reçu son homologue japonais Fumio Kishida. A cette occasion, les deux hommes ont convenu d'améliorer les relations bilatérales toujours très dégradées, alors que cette année marque le 50e anniversaire de la normalisation des relations diplomatiques entre Séoul et Tokyo. Il s'agit notamment de régler au plus tôt la question de l'esclavage sexuel en temps de guerre.
D'autres sujets étaient à l'ordre du jour de la rencontre, tels que le procès intenté contre l'ancien correspondant à Séoul du quotidien japonais Sankei Simbun, accusé de diffamation contre Park Geun-hye, et la levée de l'embargo sur les poissons et fruits de mer japonais.