La Corée du Sud, la Chine et le Japon ont convenu de conjuguer leurs efforts pour organiser le plus tôt possible un sommet trilatéral réunissant leurs dirigeants.
Cet accord est intervenu lors d'une rencontre en fin d'après-midi à Séoul entre le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Yun Byung-se et ses homologues chinois et japonais,Wang Yi et Fumio Kishida. Ces négociations étaient les premières depuis presque trois ans, sur fond de conflit historique et territorial.
Dans une déclaration conjointe publiée juste après leur rencontre, ces diplomates ont réaffirmé la position de leur gouvernement respectif de s'opposer fermement au développement nucléaire nord-coréen. Ils se sont aussi accordés pour appeler Pyongyang à se plier loyalement à ses obligations internationales en matière de dénucléarisation.
En parallèle, Séoul, Pékin et Tokyo se sont engagés à renforcer leurs relations bilatérales et trilatérales, tout en accélérant le processus de conclusion d'un accord de libre-échange tripartite.
Au cours d'une conférence de presse, le chef de la diplomatie sud-coréenne a affiché sa ferme volonté de faire son possible pour instaurer une plus large coopération trilatétrale et développer davantage celle-ci à l'avenir.
De son côté, son homologue nippon a accueilli favorablement l'accord sur la tenue prochaine d'un sommet entre les dirigeants de ces trois pays ; le dernier sommet de ce type remonte à mai 2012.
Pour le haut diplomate chinois Wang Yi, ces dernières années, les relations entre Pékin et Tokyo et celles entre Séoul et Tokyo se sont dégradées en raison de différents sur l'interprétation de l'Histoire. Il a souligné la nécessité de résoudre ces problèmes historiques pour aller de l'avant, dans une allusion probable aux tentatives révisionnistes de Tokyo, qui essaie de blanchir ses atrocités commises en temps de guerre, notamment les pratiques d'esclavage sexuel.