Des officiels du gouvernement sud-coréen ont rendu un hommage posthume, hier en Chine, à l’occasion du 105e anniversaire de la mort d’un héros de l’indépendance coréenne vénéré pour avoir assassiné un leader colonial japonais.
C’est la première fois que Séoul organisait un rassemblement commémoratif en mémoire d'Ahn Jung-geun. Ce militant indépendantiste a tué par balle le premier gouverneur général japonais de la péninsule coréenne, Hirobumi Ito. C’était en 1909 à Harbin, une ville du nord de la Chine. Des associations civiles sud-coréennes avaient, en revanche, déjà organisé ce type d’événement dans l’ex-empire du Milieu.
Pékin a fait construire un mémorial au début de l’année dernière au sein de la gare de Harbin, là où Ito a été tué. Ahn est considéré, à la fois par la Corée et la Chine, comme un symbole de la lutte contre l’armée impériale nippone, mais Tokyo s’attire toujours des critiques en le décrivant comme un terroriste. En 1910, âgé de 31 ans, il fut exécuté dans une prison japonaise de la ville chinoise de Ryojun, maintenant appelée Lushun.
Lee Kyung-Geun, un haut fonctionnaire au ministère sud-coréen des Patriotes et des Anciens combattants, et Suh Chung-won, un député du Saenuri au pouvoir, ont dirigé le service commémoratif tenu au musée de la prison de Lushun.
Dans un texte lu par lee, Park Sung-Choon, le ministre sud-coréen des Patriotes et des Anciens combattants dit : « l’acte juste du martyr Ahn a sonné l’alarme dans le monde entier contre les impérialistes de l’époque ». Il a également exhorté le Japon a exprimé des « regrets véritables » quant à son passé militariste en cette année qui marque le 50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre Séoul et le Tokyo.