La Corée du Sud a fini par décider de rejoindre la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB) sur l'initiative de la Chine, ce qui est largement considéré comme un éventuel contrepoids à d'autres créanciers multilatéraux dirigés par les Etats-Unis.
Le ministère des Finances a officialisé aujourd'hui cette décision en affirmant qu'il ferait son possible pour y refléter un maximum des intérêts d'Etat dans la répartition du quote-part.
Selon un responsable du ministère, en cas d'augmentation du nombre de pays participants à cette nouvelle banque mondiale qui en compte actuellement 36, la part de Pékin devrait chuter en dessous des 50 %. Concernant les principales infrastructures, la Corée du Sud mettra en valeur les télécommunications, l'énergie et le transport.
La Corée du Sud deviendra un des pays fondateurs vers juin après que le texte d'entente sur la création de l'AIIB soit signé et ratifié par l'Assemblée nationale.