Parmi les 23 lieux dits « de la révolution industrielle de l'ère Meiji » proposés à l'Unesco comme patrimoine culturel mondial par le Japon au début de l'année 2014, sept auraient été des sites où près de 60 000 Coréens travaillaient de force à l'époque de l'occupation japonaise.
A l'occasion de la séance plénière du comité spécial en charge des distorsions de l'histoire de l'Asie du Nord-est tenue aujourd'hui, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a présenté la liste des différents sites japonais destinés à être inscrits sur la prestigieuse liste de l'Unesco.
Si l'on en croit ces sources, parmi les 57 900 Coréens réquisitionnés dans les sept sites, le plus grand nombre, soit 40 000, avaient été déployés dans la mine de charbon de Takashima, suivi par 9 200 à la houillère et au port de Miike et 4 700 au chantier naval de Nagasaki. Parmi ces Coréens, 94 ont trouvé la mort tandis que cinq ont disparu durant ces travaux forcés.
Le Comité du patrimoine mondial procédera à la décision finale de l'inscription des neuf usines sidérurgiques, cinq chantiers navals et trois mines du Japon qui en font l'objet au patrimoine culturel mondial de l'organe culturel de l'Onu. Ce verdict aura lieu une fois que le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) présentera les résultats de ses discussions au mois de mai.
D'après le professeur Yoon Hui-tak, spécialiste du patrimoine, la Chine souhaite procéder à la demande du classement au patrimoine naturel mondial du mont Baektu en modifiant son appellation par « Jangbaek» pour le développer comme site touristique.