Au lendemain du consentement sur le nucléaire iranien à Lausanne, les yeux sont désormais tournés vers le cas nord-coréen. Dans le milieu politique sud-coréen, les avis divergent.
Du côté du Saenuri, d’abord. Tout en applaudissant les efforts de la communauté internationale pour empêcher Téhéran d'obtenir l'arme atomique, le parti de la majorité a appelé Pyongyang à respecter la déclaration conjointe sur la dénucléarisation de la péninsule signée fin 1991. Il a demandé à la Corée du Nord de retourner au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) dont elle est sortie début 2003. Pour la formation conservatrice, le régime de Kim Jong-un doit faire un pas avant vers la réforme et l’ouverture.
Dans le camp d’en face, tout en critiquant les actions du parti au pouvoir pour faciliter le déploiement du système américain de défense antimissile à haute altitude (THAAD) sur le territoire sud-coréen, l’UDNP a demandé au gouvernement d’agir plus activement pour la reprise des pourparlers à six afin de parvenir à la paix et à la stabilité en Asie du Nord-est.