Trois entreprises d’Etat sud-coréennes ont perdu quelques 2,9 milliards d’euros depuis 2003 en divers projets concernant le développement de ressources naturelles à l’étranger. C’est ce qu'a fait savoir vendredi la Commission coréenne de contrôle et d'inspection (BAI).
Cette annonce survient alors que plusieurs entreprises sud-coréennes sont dans le collimateur de la Justice pour des détournements de fonds publics dans le secteur de l’énergie ; les faits incriminés se sont déroulés à l’époque de la présidence du précédent chef de l'Etat, Lee Myung-bak.
Selon ce rapport d’audit, trois entreprises publiques du secteur du pétrole, du gaz et des ressources naturelles, ont investi quelques 31 400 milliards de wons, soit environ 26 milliards d'euros, depuis 2003 en projets énergétiques à l’étranger. Mais ces investissements se sont soldés par des pertes confirmées de 2,9 milliards d'euros. Des pertes additionnelles sont à prévoir.
En outre, en vertu des accords signés par ces entreprises, près de 29 milliards d’euros doivent encore être versés pour financer divers projets à l’étranger, projets dont la rentabilité est pourtant remise en doute.
Sous l’impulsion du président Lee et de sa « diplomatie de l’énergie », des sommes monumentales ont été investies dans le secteur des ressources naturelles. Mais certains de ces investissements, notamment dans des zones très instables au Moyen Orient, n’ont pas rencontré les succès espérés.