Conséquence de l’attaque, dimanche, du groupe Etat islamique (EI) contre son ambassade à Tripoli, Séoul a décidé de renforcer encore les mesures de sécurité pour ses ressortissants au Moyen-Orient. Le gouvernement a pris cette décision au cours d’une réunion interministérielle tenue hier.
A l’issue de cette conférence, un responsable du ministère des Affaires étrangères a annoncé que le gouvernement contacte individuellement les sud-Coréens en Libye et les appelle à quitter le pays. Actuellement, on en compte au total 35.
Selon lui, Séoul a demandé au gouvernement libyen de faire toute la lumière sur les circonstances dans lesquelles l’attentat est survenu et sur l’identité des assaillants. On n’exclut pas non plus la possibilité pour le groupe djihadiste de prendre pour cible l’ambassade sud-coréenne, même si les victimes de l’attaque sont des gardes locaux.
Le ministère des Affaires étrangères continuera aussi à observer de très près la sécurité de ses citoyens résidant dans les pays à très haut risque, parmi lesquels le Yémen, la Libye, l’Irak ou le Liban. Il n’a cependant pas encore décidé d’évacuer son ambassade à Tripoli.