L’affaire de la « liste Sung Wan-jong » continue de secouer la classe politique. Ce défunt patron du groupe d’affaires Keangnam Enterprises s’est suicidé jeudi dernier, alors qu’il était sous le coup d’une enquête sur les irrégularités commises dans le cadre des projets d’exploitation des ressources à l’étranger, des projets menés sous l’administration précédente.
Avant de se donner la mort, il a laissé une note sur laquelle il a écrit les noms de plusieurs hommes politiques qu’il aurait corrompus. Parmi lesquels il y a le Premier ministre actuel Lee Wan-koo. Il n’a pas précisé pour autant la somme d’argent qu’il lui aurait versée.
Mais lors d’un entretien téléphonique accordé à un journal peu avant son suicide, il a avoué lui avoir donné 30 millions de wons, soit 26 000 euros en espèces en 2013. A l’époque, Lee était candidat du Saenuri aux législatives partielles. Bien évidemment, il nie les faits et promet qu’il quittera son poste, si cela s’avère exact. Mais il se déclare prêt à être interrogé par le Parquet, si nécessaire.
Le Saenuri, le parti au pouvoir, a lui aussi demandé au Parquet de commencer à l’auditionner. Il a fait une telle demande aujourd’hui après une réunion d’urgence de son conseil suprême.
Le président de son groupe parlementaire Yoo Seung-min a également annoncé que sa formation accepterait l’enquête par un procureur indépendant, si l’opposition le demandait.