Le Saenuri, le parti de la majorité, a remporté une victoire écrasante lors des élections partielles d'hier en dépit d'un scandale impliquant certains proches clé de la présidente Park Geun-hye.
Selon les résultats du scrutin de la Commission électorale nationale (NEC), le parti gouvernemental a largement dominé trois des quatre districts électoraux dont la circonscription très serrée de Kwangak dans le sud de Séoul, alors que l'UDNP, la principale force de l'opposition, a dû céder le siège à un candidat indépendant à Gwangju, son fief électoral traditionnel dans le sud-ouest du pays. En effet, l'ancien ministre de la Justice Chun Jung-bae, qui avait quitté la formation au début de cette année, a été élu en tant qu'indépendant avec un écart important de voix en l'emportant sur son rival de l'UDNP.
Il s'agit d'une défaite cuisante pour le premier parti de l'opposition dans ces quatre circonscriptions. Pourtant, cette débâcle est survenue consécutivement à l'implication du parti présidentiel dans le gigantesque scandale de corruption qui a mené à la démission du Premier ministre Lee Wan-koo en début de semaine. Elle a fait également suite à la désertion de deux poids lourds. L'ancien ministre de la Réunification et l'ancien candidat à la présidentiel Chung Dong-young avait quitté le parti en même temps que Chun Jung-bae pour se porter candidat à cette élection.
Aujourd'hui, le Saenuri peut se réjouir d’une majorité stable avec 160 sièges à l'Assemblée nationale de 300 membres. Sa victoire triomphale permettrait à l'administration Park Geun-hye d'aller de l'avant pour relancer l'économie et lutter contre la corruption.
D'autre part, le taux de participation au scrutin d'hier s'est élevé à 36 %, une augmentation de 3,1 % par rapport aux élections partielles en 2014.