En dépit de l’opposition de Séoul, les 23 sites dits de la révolution industrielle de l’ère Meiji du Japon ont toutes les chances d’être inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.
Selon les médias nippons, ils ont reçu un avis favorable des experts du Conseil international des monuments et des sites ou ICOMOS. La décision finale sera prise par le comité du patrimoine mondial de l’Unesco, qui se réunira fin juin en Allemagne. Mais son vote confirme généralement les recommandations des experts.
Le problème, c’est que dans sept des 23 sites présentés par Tokyo pour être classés au patrimoine mondial, 57 000 Coréens avaient été forcés de travailler.
Séoul a aussitôt manifesté son mécontentement. Un des responsables du ministère des Affaires étrangères a affirmé qu’il est inacceptable de voir les installations inscrites sur la liste de l’Unesco, « comme si de rien n’était ». Du coup, il a décidé de redoubler d’efforts pour convaincre les autres pays membres du comité de prendre position pour lui.